Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Nef et bas-côté sud édifiés.
XIIe siècle
Extension majeure
Extension majeure XIIe siècle (≈ 1250)
Bas-côté nord et chœur ajoutés.
1383
Peinture murale *Adoration des Mages*
Peinture murale *Adoration des Mages* 1383 (≈ 1383)
Réalisée avec le donateur Thévenin Vodable.
25 janvier 1990
Classement monument historique
Classement monument historique 25 janvier 1990 (≈ 1990)
Protection officielle de l'édifice et peintures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, y compris les peintures murales (cad. A 132) : classement par arrêté du 25 janvier 1990
Personnages clés
Thévenin Vodable - Donateur
Commanditaire de la peinture de 1383.
Origine et histoire
L'église Saint-Saturnin de Mazerier, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes, est un exemple typique d'architecture romane rurale à la frontière entre le Bourbonnais et l'Auvergne. Ses parties les plus anciennes, la nef étroite et le bas-côté sud, remontent au XIe siècle. Au XIIe siècle, le bas-côté nord est reconstruit, et un chœur prolongé par une abside et deux absidioles est ajouté. L'édifice dépendait alors de l'abbaye Saint-Austremoine d'Issoire, soulignant son importance religieuse régionale.
Au XIVe siècle, des peintures murales sont réalisées, dont la célèbre Adoration des mages de 1383, où figure le donateur Thévenin Vodable, identifié par une inscription. L'église conserve également des graffitis des XVIe et XVIIe siècles, ainsi que des chapiteaux sculptés de manière grossière. L'entrée est précédée d'un caquetoire, élément architectural caractéristique des églises rurales. Classée monument historique en 1990, elle a bénéficié d'une restauration extérieure complète, préservant son patrimoine artistique et architectural.
L'église illustre les influences croisées entre les styles bourbonnais et auvergnats, avec un arc triomphal modifié au XIVe siècle, soutenu par des colonnes aux chapiteaux sculptés. Des inscriptions mortuaires gravées, datant de 1557 et 1608, témoignent de son usage continu comme lieu de culte et de mémoire communautaire. Entourée du cimetière communal, elle reste un symbole du patrimoine religieux et historique local.
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