Crédit photo : Michel Germain (1645–1694) Autres noms Dom Germain - Sous licence Creative Commons
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Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
800
…
1600
1700
1800
1900
2000
774
Entrée dans les ordres
Entrée dans les ordres 774 (≈ 774)
Witiza devient Benoît d’Aniane.
782
Fondation de l’abbaye
Fondation de l’abbaye 782 (≈ 782)
Par Witiza (futur Benoît d’Aniane).
1635
Arrivée des mauristes
Arrivée des mauristes 1635 (≈ 1635)
Reconstruction du monastère débutée.
1656
Plan de reconstruction
Plan de reconstruction 1656 (≈ 1656)
Attribué à Denis Plouvier.
1714
Achèvement de l’église
Achèvement de l’église 1714 (≈ 1714)
Date inscrite sur la façade.
1770-1790
Construction aile est
Construction aile est 1770-1790 (≈ 1780)
Dernière campagne de travaux.
1790 environ
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1790 environ (≈ 1790)
Conséquence de la Révolution.
1845
Transformation en prison
Transformation en prison 1845 (≈ 1845)
Ancien couvent devient maison de détention.
2002
Classement Monument historique
Classement Monument historique 2002 (≈ 2002)
Protection de l’église (arrêté du 9/09).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ensemble formé par l'ancienne abbaye et l'ancien pénitencier : en totalité, les sols et sous-sols des parcelles correspondantes à l'ancien enclos abbatial et pénitentiaire et, en totalité, tous les anciens bâtiments monastiques avec leurs prolongements pénitentiaires en connexion avec l'église et le cloître (antérieurs au XXe siècle, à l'exclusion des bâtiments indépendants qui ne leur sont pas physiquement reliés) (cad. BD 173 (parc au sud-est) , 174 (aire et bâtiments principaux) , 175 (aire de l'ancien quartier d'isolement à l'est) , 191 à 193 (bâtiments annexes du nord-ouest) , 889 (aire de l'ancienne maison Vernière) ) : classement par arrêté du 2 novembre 2004 - Le sol d'un terrain de l'ancien domaine monastique situé en prolongement à l'est de l'ancien enclos monastique et pénitentiaire (cad. BD 165, 685, 686, lieudit La Brèche) : inscription par arrêté du 2 novembre 2004
Personnages clés
Witiza (saint Benoît d’Aniane) - Fondateur de l’abbaye
Conseiller de Charlemagne, réformateur bénédictin.
Denis Plouvier - Architecte présumé
Auteur du plan de 1656.
Origine et histoire
L’abbatiale Saint-Sauveur d’Aniane, située dans l’Hérault, trouve ses origines dans une abbaye fondée en 782 par Witiza (devenu Benoît d’Aniane après son entrée dans les ordres en 774). Ce monastère devint un centre clé de la réforme bénédictine, notamment sous l’impulsion des moines mauristes au XVIIe siècle. Les religieux de la congrégation de Saint-Maur entreprirent une reconstruction majeure du site à partir de 1635, comme en témoigne le plan de 1656 attribué à Denis Plouvier. L’église actuelle, les bâtiments conventuels et le cloître furent édifiés entre la seconde moitié du XVIIe siècle et la Rvolution, avec une façade achevée en 1714.
La Révolution française marqua un tournant : l’abbaye fut vendue comme bien national, et l’abbatiale devint une église paroissiale. Les bâtiments conventuels, quant à eux, furent transformés en filature de coton, puis en maison de détention à partir de 1845. Malgré ces changements, le site conserve une architecture monastique d’Ancien Régime remarquable, avec un vaisseau central flanqué de chapelles, une coupole sur la croisée du transept, et un chevet polygonal. Aucune trace ne subsiste cependant de l’abbaye médiévale du VIIIe siècle, fondée par saint Benoît d’Aniane, futur conseiller de Charlemagne.
L’abbatiale Saint-Sauveur fut classée Monument historique en 2002, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les archives nationales conservent les plans originaux des mauristes, illustrant leur approche rationnelle : les bâtiments conventuels, organisés autour de l’église et du cloître, furent construits par campagnes successives (aile nord vers 1714, aile ouest entre 1661-1680, aile sud au début XVIIIe siècle, aile est entre 1770-1790). Aujourd’hui, l’église reste un témoignage unique de l’architecture religieuse post-Tridentine en Occitanie, tandis que les anciens bâtiments abbatiaux, bien que remaniés, conservent leur structure d’origine.
Le vocable actuel de l’église, Saint-Sauveur, rappelle son rôle paroissial depuis la Révolution, tandis que le site est parfois désigné sous le nom d’abbaye Saint-Benoît, en hommage à son fondateur. Les transformations du XIXe siècle (filature, prison) n’ont pas altéré l’essentiel de son patrimoine architectural, faisant de ce lieu un exemple rare et complet d’ensemble monastique d’Ancien Régime en France.
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