Fin de l’usage carcéral 1927 (≈ 1927)
Début des restaurations
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Savinien (ancienne) : classement par journal officiel du 18 avril 1914
Personnages clés
G. Marchant - Maçon
Reconstruit le clocher en 1466
Le Cointre - Architecte de l’intendant
Réparations en 1787
Mouchelet - Architecte
Travaux d’adaptation en 1801
Déverin - Architecte
Restauration vers 1900
Origine et histoire
L’église Saint-Savinien de Melle, mentionnée dès 1035 dans le cartulaire de l’abbaye de Saint-Jean-d’Angély, est un édifice religieux d’origine seigneuriale. La nef actuelle, construite dans la seconde moitié du XIe siècle, succède à une première église antérieure. Le transept et le chevet, ajoutés au début du XIIe siècle, illustrent l’évolution architecturale romane, avec des voûtes en berceau et une coupole sur trompes.
Le clocher, initialement roman, est reconstruit en 1466 par le maçon G. Marchant, comme en témoignent les inscriptions portées sur la structure. L’église subit des dommages majeurs pendant les guerres de Religion, nécessitant des réparations urgentes en 1730, puis en 1787 sous la direction de l’architecte Le Cointre. Au XVIIIe siècle, elle devient une succursale de l’église Saint-Hilaire, marquant un déclin de son rôle central.
Transformée en prison en 1801, l’église fait l’objet de multiples aménagements par les architectes Mouchelet, Fautrel et Segrétain entre 1801 et 1828. Au tournant du XXe siècle, l’architecte Déverin et l’entrepreneur Tribert restaurent le clocher, la façade occidentale et probablement le chevet. Après sa désaffectation carcérale en 1927, plusieurs campagnes de restauration (1932, 1949, 1973-1979) lui rendent son aspect médiéval. Aujourd’hui, elle abrite des activités culturelles.
Classée Monument Historique en 1914, l’église se distingue par ses matériaux variés : pierre de taille pour la façade et le chevet, ardoise et tuiles pour les toitures, et calcaire pour les absides. Son plan combine une nef charpentée, un transept voûté en berceau, et une abside en cul-de-four, reflétant les techniques constructives romanes. Les transformations successives, des incendies aux réaffectations, témoignent de son adaptation aux besoins changeants de la communauté melloise.
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