Frise chronologique
1891 ou 1893
Début des travaux de la fosse n°11
Début des travaux de la fosse n°11
1891 ou 1893 (≈ 1893)
Forage du puits Saint-Pierre (Pierre Destombes).
1894
Début de l'exploitation et de la cité
Début de l'exploitation et de la cité
1894 (≈ 1894)
Première extraction et construction des logements.
1907
Inauguration de la salle des fêtes
Inauguration de la salle des fêtes
1907 (≈ 1907)
Complète les équipements collectifs de la cité.
1923
Reconstruction de l'église Saint-Pierre
Reconstruction de l'église Saint-Pierre
1923 (≈ 1923)
Après destruction pendant la Première Guerre mondiale.
25 novembre 2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
25 novembre 2009 (≈ 2009)
Protection des façades et toitures de la salle.
30 juin 2012
Inscription à l'UNESCO
Inscription à l'UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial du bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures (cad. AP 304) : inscription par arrêté du 25 novembre 2009, modifié par arrêté du 12 janvier 2010
Personnages clés
| Pierre Destombes - Administrateur de la Compagnie des mines de Lens |
Fosse n°11 baptisée en son honneur. |
Origine et histoire
La salle d'œuvres paroissiales Saint-Pierre a été construite dans le cadre de la cité minière n°11 de Lens, édifiée par la Compagnie des mines de Lens à partir de 1894. Elle faisait partie d’un ensemble cohérent incluant logements, écoles, église et équipements collectifs, conçu pour répondre aux besoins des mineurs et de leurs familles. La cité, initialement composée de 300 maisons, s’est étendue après 1899 avec 104 nouvelles habitations, et l’église Saint-Pierre fut achevée en 1900. Une salle des fêtes, inaugurée en 1907, complétait ces aménagements, reflétant une architecture néo-régionaliste marquée par des toitures à larges débords et une diversité de détails architecturaux.
Pendant la Première Guerre mondiale, les installations de la fosse n°11 et de sa cité, comme la plupart des infrastructures minières de la région, furent entièrement détruites. La reconstruction s’échelonna jusqu’en 1925, date à laquelle la cité comptait environ 1 600 maisons, devenant l’une des plus importantes de la Compagnie des mines de Lens. La salle d’œuvres paroissiales, l’église (reconstruite en 1923 avec deux clochers distinctifs), les écoles et le dispensaire formaient un quadrilatère dédié à l’instruction et à la vie religieuse, illustrant l’organisation sociale et communautaire des cités minières.
La salle d’œuvres paroissiales Saint-Pierre, classée aux monuments historiques le 25 novembre 2009, incarne l’héritage industriel et social du bassin minier. Son architecture et sa fonction reflètent l’importance des équipements collectifs dans la vie des mineurs, tout en témoignant de la reconstruction d’après-guerre. Aujourd’hui, elle s’inscrit dans le patrimoine mondial de l’UNESCO (depuis 2012) au sein du site n°63, aux côtés des terrils, des fosses et des cités minières voisines, symboles d’une histoire industrielle et humaine marquante.
La fosse n°11, dite Saint-Pierre ou Pierre Destombes, fut baptisée en l’honneur de Pierre Destombes, administrateur de la Compagnie des mines de Lens. Son exploitation, débutée en 1894, s’inscrivait dans un réseau de fosses aux architectures similaires, ouvertes entre la fin du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale. La nationalisation de la Compagnie en 1946 et sa fusion avec le Groupe de Liévin en 1952 menèrent à la concentration des activités sur la fosse n°11-19, avant sa fermeture définitive en 1986. Les terrils adjacents (n°74, 74A, 74B), aujourd’hui protégés, rappellent l’activité extractive intense qui a façonné le paysage et la société locale.