Frise chronologique
1891
Début des travaux
Début des travaux
1891 (≈ 1891)
Lancement du forage des puits n°11 et 12.
1er janvier 1894
Début de l'extraction
Début de l'extraction
1er janvier 1894 (≈ 1894)
Première production de charbon de la fosse.
1904-1905
Création de la fosse 12 bis
Création de la fosse 12 bis
1904-1905 (≈ 1905)
Puits d’aérage à 646 mètres au sud.
1914-1918
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
Destruction pendant la Première Guerre mondiale
1914-1918 (≈ 1916)
Fosse reconstruite après-guerre.
1946
Nationalisation
Nationalisation
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe de Lens.
1967
Fin de l'extraction
Fin de l'extraction
1967 (≈ 1967)
Concentration sur la fosse n°11-19.
9 octobre 2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
9 octobre 2009 (≈ 2009)
Salle des pendus et bains-douches protégés.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial du Bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien bâtiment de la salle des pendus et des bains-douches en totalité (cad. AE 3) : inscription par arrêté du 9 octobre 2009
Personnages clés
| Édouard Bollaert - Figure de la Compagnie des mines de Lens |
Fosse baptisée en son honneur. |
| Guy Delcourt - Maire de Lens (2007) |
Responsable de la destruction controversée. |
Origine et histoire
La fosse n°12, dite Saint-Édouard ou Édouard Bollaert, fut creusée par la Compagnie des mines de Lens à partir de 1891 à Loos-en-Gohelle, près de Lens. Les travaux débutèrent en 1891, et l’extraction du charbon commença le 1er janvier 1894. Le puits, profond de 270,85 mètres, atteignit le terrain houiller à 155 mètres. La fosse fut baptisée en l’honneur d’Édouard Bollaert, figure majeure de la compagnie. Des cités minières, une église, des écoles et des logements de fonction furent construits à proximité, principalement sur le territoire de Lens. Une fosse d’aérage n°12 bis fut ajoutée vers 1904-1905, à 646 mètres au sud.
Durant la Première Guerre mondiale, la fosse fut détruite puis reconstruite dans le style architectural caractéristique des mines de Lens d’après-guerre. Les cités, l’église Saint-Édouard, les écoles et les logements furent également reconstruits. En 1937, la fosse n°15-15 bis fut rattachée à la n°12, suivie par les fosses n°14 et 14 bis en 1938. Nationalisée en 1946, la fosse intégra le Groupe de Lens, puis celui de Lens-Liévin après la fusion de 1952. Modernisée en 1951, elle cessa son extraction en 1967, se consacrant ensuite à l’aérage jusqu’en 1976 pour le puits n°12 bis et 1980 pour le n°12, date à laquelle son chevalement fut détruit.
Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France matérialisa la tête du puits n°12 et y installa un exutoire de grisou. Plusieurs bâtiments subsistent, dont la salle des pendus et les bains-douches, inscrits aux monuments historiques le 9 octobre 2009. Le site fut classé au patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 juin 2012, parmi 353 éléments répartis sur 109 sites du Bassin minier. Malgré cette protection, des destructions controversées eurent lieu, comme celle de la maison du directeur des écoles en 2007 par le maire de Lens, Guy Delcourt, entraînant des poursuites judiciaires.
La salle des pendus, élément central du site, servait à suspendre les cages d’extraction et symbolise l’organisation technique et sociale des mines. Les cités environnantes, l’église Saint-Édouard (inscrite le 25 novembre 2009), le presbytère, le groupe scolaire Jean-Macé et le monument aux morts (inscrits le 1er décembre 2009) témoignent de la vie communautaire minière. Ces ensembles illustrent l’architecture standardisée de la Compagnie des mines de Lens, reproduite sur ses différents sites.
Le monument aux morts, érigé après la Première Guerre mondiale, rappelle les sacrifices des mineurs. Les écoles et le logement des Sœurs, inscrits en 2009, complètent ce patrimoine social et industriel. Malgré des tensions locales autour de la préservation, comme la destruction partielle d’un coron en 2012, le site reste un symbole de l’héritage minier des Hauts-de-France, marqué par son inscription à l’UNESCO et sa reconnaissance comme monument historique.