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Salle du parc des sports du Grand Marais, dite La Soucoupe à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique

Salle du parc des sports du Grand Marais, dite La Soucoupe

  • 1 Avenue Léo Lagrange
  • 44600 Saint-Nazaire
Crédit photo : Olivier MARCHAND - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
6 Rue Paul Verlaine 44600 Saint-Nazaire

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1959–1967
Aménagement du Grand Marais
octobre 1963
Pose de la première pierre
février 1970
Inauguration de La Soucoupe
27 février 1976
Combat de boxe Cazeaux vs Haeck
29 mai 2019
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les éléments suivants composant la salle du Parc des sports du Grand-Marais dite "La Soucoupe" : "La Soucoupe" en totalité (y compris le sol), avec ses escaliers extérieurs, les garde-corps et les deux rampes d'entrée, la cheminée, les façades et toitures du logement de gardien, sise avenue Léo Lagrange, selon l'emprise délimitée par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. CN 23, 24, non cadastré) : inscription par arrêté du 29 mai 2019

Personnages clés

Roger Vissuzaine - Architecte Concepteur principal de La Soucoupe.
René Sarger - Ingénieur-conseil Collaborateur technique du projet.
Roland Cazeaux - Boxeur Champion européen ayant combattu en 1976.

Origine et histoire

La Soucoupe, ou Palais des sports de Saint-Nazaire, est édifiée entre 1963 et 1970 au cœur d’une zone de 52 hectares dédiée aux sports et aux loisirs. Ce projet s’inscrit dans une volonté de modernisation post-Seconde Guerre mondiale, où le sport est perçu comme un levier pour le redressement national par l’éducation physique. La ville, confrontée à un sol instable après des travaux de remblaiement (500 000 m3 de gravats et 600 000 m3 de sable), opte pour une structure légère en forme de calotte sphérique, minimisant les fondations. Les architectes Vissuzaine, Longuet, Rivière, et Joly (architecte municipal) conçoivent un bâtiment audacieux, inauguré en 1970 après sept ans de chantier marqués par des aléas techniques et sociaux.

Le chantier repose sur 166 pieux Franki pour stabiliser la structure, tandis que la toiture, ultra-légère (12 kg/m2), combine une double maille tri-directionnelle et des matériaux sandwich (polyvinyle, polystyrène, aluminium). La calotte, de 83 mètres de diamètre et 21 mètres de haut, pèse 900 000 tonnes. Malgré des retards dus à la faillite de l’entreprise de gros œuvre, aux intempéries, et aux grèves de 1968, la salle est finalement ouverte au public en février 1970. Initialement conçue pour accueillir sports et spectacles, elle se consacre aujourd’hui presque exclusivement aux événements sportifs, avec seulement trois manifestations culturelles annuelles.

La Soucoupe est classée monument historique en 2019 pour son ingéniosité technique, sa cohérence architecturale, et son intégration dans un ensemble urbain dédié aux loisirs. Son design futuriste, inspiré par les besoins du sol et les ambitions sociales de l’époque, en fait un symbole de l’innovation architecturale des Trente Glorieuses. Le site remplace d’anciens équipements sportifs vétustes (Le Plessis, Méan-Penhoët), centralisant les activités dans un espace moderne proche du centre-ville.

Parmi les événements marquants, la salle a accueilli en 1976 un combat de boxe opposant Roland Cazeaux à Luc Rudi Haeck, ainsi qu’une exhibition des Harlem Globetrotters en 2010. Ces exemples illustrent sa polyvalence initiale, bien que son usage actuel soit majoritairement sportif. La protection de 2019 couvre l’intégralité du bâtiment, y compris ses escaliers extérieurs, ses garde-corps, et le logement du gardien, soulignant son importance patrimoniale.

Liens externes

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