Frise chronologique
1959–1967
Aménagement du Grand Marais
Aménagement du Grand Marais
1959–1967 (≈ 1963)
Transformation en zone de loisirs et sports.
octobre 1963
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
octobre 1963 (≈ 1963)
Début officiel du chantier.
février 1970
Inauguration de La Soucoupe
Inauguration de La Soucoupe
février 1970 (≈ 1970)
Ouverture après sept ans de travaux.
27 février 1976
Combat de boxe Cazeaux vs Haeck
Combat de boxe Cazeaux vs Haeck
27 février 1976 (≈ 1976)
Événement sportif marquant dans la salle.
29 mai 2019
Classement monument historique
Classement monument historique
29 mai 2019 (≈ 2019)
Reconnaissance de son patrimoine architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les éléments suivants composant la salle du Parc des sports du Grand-Marais dite "La Soucoupe" : "La Soucoupe" en totalité (y compris le sol), avec ses escaliers extérieurs, les garde-corps et les deux rampes d'entrée, la cheminée, les façades et toitures du logement de gardien, sise avenue Léo Lagrange, selon l'emprise délimitée par un trait rouge sur le plan annexé à l'arrêté (cad. CN 23, 24, non cadastré) : inscription par arrêté du 29 mai 2019
Personnages clés
| Roger Vissuzaine - Architecte |
Concepteur principal de La Soucoupe. |
| René Sarger - Ingénieur-conseil |
Collaborateur technique du projet. |
| Roland Cazeaux - Boxeur |
Champion européen ayant combattu en 1976. |
Origine et histoire
La Soucoupe, ou Palais des sports de Saint-Nazaire, est édifiée entre 1963 et 1970 au cœur d’une zone de 52 hectares dédiée aux sports et aux loisirs. Ce projet s’inscrit dans une volonté de modernisation post-Seconde Guerre mondiale, où le sport est perçu comme un levier pour le redressement national par l’éducation physique. La ville, confrontée à un sol instable après des travaux de remblaiement (500 000 m3 de gravats et 600 000 m3 de sable), opte pour une structure légère en forme de calotte sphérique, minimisant les fondations. Les architectes Vissuzaine, Longuet, Rivière, et Joly (architecte municipal) conçoivent un bâtiment audacieux, inauguré en 1970 après sept ans de chantier marqués par des aléas techniques et sociaux.
Le chantier repose sur 166 pieux Franki pour stabiliser la structure, tandis que la toiture, ultra-légère (12 kg/m2), combine une double maille tri-directionnelle et des matériaux sandwich (polyvinyle, polystyrène, aluminium). La calotte, de 83 mètres de diamètre et 21 mètres de haut, pèse 900 000 tonnes. Malgré des retards dus à la faillite de l’entreprise de gros œuvre, aux intempéries, et aux grèves de 1968, la salle est finalement ouverte au public en février 1970. Initialement conçue pour accueillir sports et spectacles, elle se consacre aujourd’hui presque exclusivement aux événements sportifs, avec seulement trois manifestations culturelles annuelles.
La Soucoupe est classée monument historique en 2019 pour son ingéniosité technique, sa cohérence architecturale, et son intégration dans un ensemble urbain dédié aux loisirs. Son design futuriste, inspiré par les besoins du sol et les ambitions sociales de l’époque, en fait un symbole de l’innovation architecturale des Trente Glorieuses. Le site remplace d’anciens équipements sportifs vétustes (Le Plessis, Méan-Penhoët), centralisant les activités dans un espace moderne proche du centre-ville.
Parmi les événements marquants, la salle a accueilli en 1976 un combat de boxe opposant Roland Cazeaux à Luc Rudi Haeck, ainsi qu’une exhibition des Harlem Globetrotters en 2010. Ces exemples illustrent sa polyvalence initiale, bien que son usage actuel soit majoritairement sportif. La protection de 2019 couvre l’intégralité du bâtiment, y compris ses escaliers extérieurs, ses garde-corps, et le logement du gardien, soulignant son importance patrimoniale.