Construction du chœur roman XIIe siècle (≈ 1250)
Abside semi-circulaire et tour défensive ajoutées.
1365
Première mention textuelle
Première mention textuelle 1365 (≈ 1365)
Vocable *Sanctus Paulus de Lizonna* dans les archives.
1682-1689
Réalisations artistiques majeures
Réalisations artistiques majeures 1682-1689 (≈ 1686)
Plafond et portraits des saints peints.
XVIIe siècle (vers 1689)
Ajout de la nef baroque
Ajout de la nef baroque XVIIe siècle (vers 1689) (≈ 1750)
Plafond peint par Arnaud Paradol inspiré de Poussin.
26 juillet 1951
Classement du plafond
Classement du plafond 26 juillet 1951 (≈ 1951)
Objet Mobilier protégé à titre historique.
4 décembre 2018
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 4 décembre 2018 (≈ 2018)
Protection intégrale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église Saint-Pierre-Saint-Paul située sur la parcelle n°38, figurant au cadastre section AA : classement par arrêté du 4 décembre 2018
Personnages clés
Arnaud Paradol - Peintre baroque
Auteur du plafond peint (1682-1689).
Nicolas Poussin - Peintre classique (inspiration)
*Le Ravissement de saint Paul* a inspiré Paradol.
Origine et histoire
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Saint-Paul-Lizonne, située en Dordogne, trouve ses origines au XIIe siècle avec la construction de son chœur roman, marqué par une abside semi-circulaire surmontée d’une tour défensive et une coupole sur pendentifs aujourd’hui masquée. Ces éléments, comme la baie étroite de l’abside ou les décors floraux romans des combles, témoignent de son rôle défensif pendant la guerre de Cent Ans, période où l’abside fut fortifiée par un bahut aveugle. Les textes médiévaux la mentionnent dès 1365 sous le vocable Sanctus Paulus de Lizonna, puis en 1399 comme Sanctus Paulus de Drone, reflétant son ancrage historique local.
La nef actuelle, ajoutée au XVIIe siècle (vers 1689), contraste avec le style roman par son ampleur et son plafond en lambris peint (11 × 16 m), légèrement voûté. Réalisé entre 1682 et 1689 par Arnaud Paradol, ce chef-d’œuvre s’inspire du Ravissement de saint Paul de Nicolas Poussin, représentant la Trinité, la Vierge, des saints et les quatre Évangélistes dans un décor de nuages et d’arabesques. Le plafond, classé parmi les Objets Mobiliers depuis 1951, a valu à l’église le prix Pèlerin des médias en 2016. Les portes de la sacristie, ornées des portraits de saint Pierre et saint Paul (XVIIe siècle), complètent cet ensemble baroque.
L’édifice a subi des modifications ultérieures : surélévation du clocher au XVIIe siècle, reprise des murs de la nef au XIXe siècle (millésime 1860 sur un contrefort), et restauration entre 1876-1877 qui a dissimulé la coupole romane. D’abord inscrite aux Monuments Historiques en 1948, l’église a été classée en 2018, reconnaissant sa valeur patrimoniale mêlant héritage médiéval et art baroque régional. Son porche, ajouté au début du XIXe siècle, et ses trois contreforts sud rappellent les adaptations structurelles liées à son histoire mouvementée.
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