Frise chronologique
1846
Apparition mariale de référence
Apparition mariale de référence
1846 (≈ 1846)
Inspiration des statues du monument principal.
1887
Construction du sanctuaire
Construction du sanctuaire
1887 (≈ 1887)
Initié par l’abbé Hillairet sur un terrain comtal.
1873-1908
Presbytérat de l’abbé Hillairet
Presbytérat de l’abbé Hillairet
1873-1908 (≈ 1891)
Curé de La Rabatelière, instigateur du projet.
2 novembre 1998
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2 novembre 1998 (≈ 1998)
Protection des immeubles et édifices du sanctuaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les immeubles nus et bâtis composant le sanctuaire (cad. A 56 à 62, 64, 65) : inscription par arrêté du 2 novembre 1998
Personnages clés
| Abbé Hillairet - Curé de La Rabatelière |
Initiateur et constructeur du sanctuaire en 1887. |
| Comte de la Poëze - Propriétaire terrien |
Donateur du terrain pour la construction. |
Origine et histoire
Le sanctuaire de la Salette, situé à La Rabatelière en Vendée, est un ensemble religieux érigé en 1887 sous l’impulsion de l’abbé Hillairet, curé de la paroisse de 1873 à 1908. Il fut construit sur un terrain offert par le comte de la Poëze, propriétaire du château local. Ce site sacré se compose de trois édifices principaux : le monument dédié à Notre-Dame de la Salette, le rosaire, et le monument à la Croix de Jérusalem. Chaque élément reflète une dévotion mariale et une architecture soignée, intégrant statues, escaliers, et jardins aménagés.
Le monument à Notre-Dame de la Salette, aménagé sur un coteau dominant la Petite Maine, présente des terrasses ornées de statues en fonte peinte illustrant l’apparition de la Vierge en 1846. Les allées, bordées de buis et d’arbres exotiques comme des palmiers, mènent à un monument central à trois stèles mosaïquées. À proximité, le rosaire se déploie en une rampe gazonnée ponctuée de seize stèles et d’une Piéta, tandis que le monument à la Croix de Jérusalem, en forme de donjon, abrite une grotte représentant le Saint-Sépulcre.
Le sanctuaire, inscrit aux monuments historiques en 1998, symbolise l’importance de la vie paroissiale vendéenne à la fin du XIXe siècle. Il inclut également la chapelle du Chêne, un édifice carré adossé à un vieux chêne, abritant un sanctuaire dédié à la Sainte-Famille. Ces constructions, propriété de la commune, témoignent de l’influence religieuse et des traditions locales de l’époque, marquées par les guerres de Vendée et une dévotion mariale forte.
Le site, ouvert au public, combine architecture sacrée, paysages aménagés et éléments symboliques, comme les débris d’armes des guerres de Vendée, rappelant l’histoire tourmentée de la région. Les matériaux utilisés, tels que la fonte peinte, la rocaille et le marbre, ainsi que les mosaïques, soulignent le soin apporté à sa réalisation sous la direction de l’abbé Hillairet.
La localisation du sanctuaire, près de la route de Chavagnes-en-Paillers, et son adresse précise (5010 La Salette, 85250 La Rabatelière) en font un lieu accessible et ancré dans le patrimoine local. Son inscription au titre des monuments historiques en 1998 a permis de préserver cet ensemble unique, reflétant à la fois la piété populaire et l’art religieux du XIXe siècle en Pays de la Loire.