Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes dans la Sarthe

Patrimoine classé Vestiges Gallo-romain Sanctuaire gallo-romain

Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes

  • 18-22 Rue Charles Gounod
  • 72700 Allonnes
Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
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Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
Sanctuaire de Mars Mullo à Allonnes
Crédit photo : Le Mans - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
2000
1953
Redécouverte du site
6 novembre 1961
Classement historique
1993
Fouilles archéologiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Zone contenant des vestiges archéologiques, telle qu'elle est délimitée sur la plan annexé à l'arrêté (cad. B 20, 24, 25) : classement par arrêté du 6 novembre 1961

Personnages clés

Pierre Térouanne Archéologue ayant redécouvert le sanctuaire en 1953.
Jean-Noël Térouanne Fils de Pierre Térouanne, ayant alerté sur la découverte du site.
Véronique Brouquier-Reddé Archéologue ayant publié des recherches sur le sanctuaire.
Katherine Gruel Archéologue ayant publié des recherches sur le sanctuaire.
Sébastien Cormier Auteur d'une thèse récente sur le sanctuaire.
Jean Calmens Décorateur ayant réalisé une reproduction du sanctuaire en 1967.
René Borius Professeur ayant conseillé pour la reproduction du sanctuaire en 1967.

Origine et histoire du Sanctuaire de Mars Mullo

Le sanctuaire de Mars Mullo, appelé aussi la Tour aux Fées, est un vestige religieux de la période celtique à la fin de la période gallo-romaine, situé à Allonnes (Sarthe). Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1961. L’ensemble se situe sur une colline boisée entre les cités HLM de la commune et la Sarthe, à l’est. Le sanctuaire comprend un édifice hexagonal installé au-dessus de restes d’un sanctuaire gaulois, prolongé par une entrée de facture romaine et entouré d’une enceinte. Le site a été redécouvert en 1953 par Pierre Térouanne après qu’une tempête eut déraciné un arbre et révélé ce qui ressemblait à un mur ; alerté par son fils Jean‑Noël, il entreprit les premières fouilles. En 1993, une équipe de l’UMR 8546 du CNRS/ENS a repris les travaux, mettant au jour une succession d’occupations de la protohistoire jusqu’au IVe siècle après J.-C. Depuis 1998, le Centre allonnais de prospection et de recherches archéologiques (CAPRA) mène sur la commune des actions de recherche et de médiation scientifique (visites, ateliers pédagogiques) qui complètent la carte archéologique locale. Le CAPRA est installé à proximité dans le CERAM (Centre d’études et de recherches archéologiques du Maine), un bâtiment destiné à la recherche et à la diffusion, doté d’un espace muséal et baptisé du nom de Pierre Térouanne. En 2018, le site n’était plus entretenu et les ruines étaient envahies par la végétation. Lors des Floralies de 1967 au Parc Floral de la Source, une reproduction en plâtre et tubes du sanctuaire, présentée comme un temple dans un secteur de l’exposition dédié à la licence Astérix nommé Floralix, fut réalisée par le décorateur Jean Calmens sur les conseils du professeur René Borius ; haute de 23 mètres et construite en deux mois, elle fut détruite à la fin de l’exposition. Une légende locale raconte qu’un habitant de la cité d’Alauna enferma sa fille Bella dans une tour pour la protéger d’un rêve prémonitoire ; malgré la précaution, elle fut mordue par une vipère cachée dans un panier de raisin, mourut et fut enterrée sous la tour. Des témoins auraient depuis aperçu le fantôme de Bella assis sur les ruines, chantant d’anciens chants romains, ce qui expliquerait l’appellation Tour aux Fées. Les principales publications récentes sur le sanctuaire comprennent un état des recherches par Véronique Brouquier‑Reddé et Katherine Gruel (Gallia, 2004) et la thèse de Sébastien Cormier (2008).

Liens externes