Frise chronologique
Ve siècle av. J.-C. - IVe siècle apr. J.-C.
Période d'occupation du site
Période d'occupation du site
Ve siècle av. J.-C. - IVe siècle apr. J.-C. (≈ 451 av. J.-C.)
Protohistoire à la fin gallo-romaine.
1953
Redécouverte du sanctuaire
Redécouverte du sanctuaire
1953 (≈ 1953)
Par Pierre Térouanne après une tempête.
6 novembre 1961
Classement monument historique
Classement monument historique
6 novembre 1961 (≈ 1961)
Protection des vestiges archéologiques.
1967
Reconstitution aux Floralies
Reconstitution aux Floralies
1967 (≈ 1967)
Temple reproduit au Parc Floral.
1993
Fouilles par le CNRS/ENS
Fouilles par le CNRS/ENS
1993 (≈ 1993)
Découvertes majeures sur le site.
2018
Abandon de l'entretien
Abandon de l'entretien
2018 (≈ 2018)
Ruines enfouies sous la végétation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Zone contenant des vestiges archéologiques, telle qu'elle est délimitée sur la plan annexé à l'arrêté (cad. B 20, 24, 25) : classement par arrêté du 6 novembre 1961
Personnages clés
| Pierre Térouanne - Archéologue amateur |
Redécouvrit le site en 1953. |
| Jean-Noël Térouanne - Fils de Pierre Térouanne |
Signala les premiers vestiges. |
| René Borius - Professeur d’histoire romaine |
Dirigea la reconstitution de 1967. |
| Jean Calmens - Décorateur |
Conçut la reproduction du temple. |
Origine et histoire
Le sanctuaire de Mars Mullo, aussi appelé la Tour aux Fées, est un site religieux datant de la période celtique jusqu'à la fin de l'époque gallo-romaine. Situé à Allonnes (Sarthe), il a été érigé sur une colline dominant la rivière Sarthe. L'édifice hexagonal, prolongé par une entrée de style romain, abrite des vestiges d'un sanctuaire gaulois antérieur. Une enceinte entoure l'ensemble, soulignant son importance rituelle et culturelle.
La redécouverte du site en 1953 est attribuée à Pierre Térouanne, alerté par son fils Jean-Noël après qu'une tempête eut déraciné un arbre, révélant des murs enfouis. Pierre Térouanne, passionné d'archéologie, entama les premières fouilles. En 1993, une équipe du CNRS/ENS reprenait les recherches, mettant au jour des occupations successives de la protohistoire au IVe siècle apr. J.-C. Depuis 1998, le CAPRA (Centre allonnais de prospection et de recherches archéologiques) assure des activités de médiation et de recherche sur le site.
Le sanctuaire est classé monument historique depuis le 6 novembre 1961 pour sa zone contenant des vestiges archéologiques. En 1967, une reconstitution en plâtre du temple, haute de 23 mètres, fut réalisée pour les Floralies au Parc Floral de la Source, dans un espace inspiré de la licence Astérix nommé Floralix. Cette reproduction, dirigée par le professeur René Borius et conçue par le décorateur Jean Calmens, fut détruite après l'exposition.
Une légende locale raconte qu’un Romain d’Alauna, averti en rêve de la mort de sa fille Bella par une morsure de serpent, l’enferma dans une tour pour la protéger. Malgré cette précaution, Bella mourut piquée par une vipère cachée dans un panier de raisin. Son fantôme hanterait depuis les ruines, chantant d’anciens chants romains. Cette histoire aurait inspiré le nom Tour aux Fées donné au sanctuaire.
Le site, aujourd’hui envahi par la végétation et non entretenu depuis 2018, reste un témoignage majeur des pratiques religieuses et architecturales gallo-romaines. À proximité, le CERAM (Centre d’études et de recherches archéologiques du Maine), nommé en hommage à Pierre Térouanne, abrite un espace muséal et mène des recherches pour valoriser ce patrimoine exceptionnel.