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Sanctuaire de Notre-Dame de la Salette à La Salette-Fallavaux dans l'Isère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Sanctuaire religieux Basilique

Sanctuaire de Notre-Dame de la Salette

  • Le Bourg
  • 38970 La Salette-Fallavaux
38970 La Salette-Fallavaux, Le Bourg

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
19 septembre 1846
Apparition mariale rapportée
19 septembre 1851
Reconnaissance officielle
25 mai 1852
Pose de la première pierre
1879
Consécration de l’église
18 mars 2016
Inscription liturgique
8 décembre 2024
Phénomène de « lacrimation »
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Mélanie Calvat - Voyante Bergère ayant rapporté l’apparition en 1846
Maximin Giraud - Voyant Enfant berger témoin de l’apparition mariale
Philibert de Bruillard - Évêque de Grenoble Reconnut officiellement l’apparition en 1851
Jacques Ginoulhiac - Évêque de Grenoble Confirma la reconnaissance en 1855
Léon XIII - Pape Reconnut la congrégation en 1879

Origine et histoire du Sanctuaire de Notre-Dame de la Salette

Le sanctuaire de Notre-Dame de la Salette trouve son origine dans une apparition mariale rapportée par deux jeunes bergers, Mélanie Calvat (15 ans) et Maximin Giraud (11 ans), le 19 septembre 1846. Les enfants affirmèrent avoir vu une « belle dame » en pleurs sur une montagne proche du village de La Salette-Fallavaux, dans l’Isère. Leur récit, consigné par le curé local dès le lendemain, déclencha une enquête canonique menée par l’évêque de Grenoble, Philibert de Bruillard.

L’apparition fut officiellement reconnue par l’Église catholique en 1851, après une enquête approfondie. L’évêque de Grenoble proclama son authenticité dans un texte lu dans toutes les paroisses du diocèse. En 1852, la première pierre d’une grande église fut posée sur le site, marquant le début de la construction du sanctuaire, qui devint basilique mineure en 1879. Une congrégation, les missionnaires de Notre-Dame de la Salette, fut fondée pour accueillir les pèlerins.

Le sanctuaire devint un lieu de dévotion majeur, attirant environ 300 000 pèlerins annuels. En 1848, avant même l’achèvement de l’église, l’évêque autorisa la création de la confrérie « Notre-Dame-Réconciliatrice », liée au message de réconciliation attribué à la Vierge. La congrégation des missionnaires, reconnue par le pape Léon XIII en 1879, s’étendit mondialement, diffusant le message salettin sur tous les continents.

En 2016, la Congrégation pour le culte divin inscrivit la célébration de la Vierge de La Salette au calendrier liturgique français, le 19 septembre. Le sanctuaire reste un symbole de spiritualité mariale, malgré des phénomènes récents comme la « lacrimation » de la statue en 2024, expliquée par la fonte de neige. Son influence s’étend à travers des sanctuaires dédiés en Europe, en Amérique, en Afrique et en Asie.

Les missionnaires de Notre-Dame de la Salette, initialement créés pour desservir le sanctuaire, se structurèrent avec des branches masculine (1852), féminine (1930), et laïque (2006). Leur mission reste centrée sur l’accueil des fidèles et la propagation du message de La Salette, marqué par des valeurs de réconciliation et de pénitence.

Aujourd’hui, le sanctuaire de La Salette-Fallavaux, intégré dans le paysage du Dauphiné, continue d’attirer des visiteurs pour son histoire, son architecture et sa dimension spirituelle, tout en étant un témoin de la dévotion mariale moderne en France et dans le monde.

Liens externes

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