Frise chronologique
vers 1000
Fondation de l'oratoire
Fondation de l'oratoire
vers 1000 (≈ 1000)
Oratoire dédié à la Vierge de l’Assomption.
1562
Destruction par les protestants
Destruction par les protestants
1562 (≈ 1562)
Église originale détruite pendant les guerres.
1653
Reconstruction post-peste
Reconstruction post-peste
1653 (≈ 1653)
Second sanctuaire bâti après un vœu municipal.
14 mai 1897
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
14 mai 1897 (≈ 1897)
Début de l’édifice actuel par Mgr Lecot.
1948-1949
Achèvement et consécration
Achèvement et consécration
1948-1949 (≈ 1949)
Sanctuaire consacré par Mgr Rodié.
2 septembre 2024
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique
2 septembre 2024 (≈ 2024)
Protection officielle du sanctuaire en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le sanctuaire Notre-Dame de Peyragude, en totalité, situé sur la parcelle 11, secteur AC du cadastre : inscription par arrêté du 2 septembre 2024
Personnages clés
| M. Bouillet - Architecte |
Concepteur des plans du sanctuaire actuel. |
| Mgr Lecot - Archevêque de Bordeaux |
Pose la première pierre en 1897. |
| Mgr Rodié - Évêque d’Agen |
Consacre le sanctuaire en 1949. |
| Jacques Leuzy - Maître verrier |
Auteur des 47 vitraux (1946-1956). |
| Henry Lefai - Artiste |
Crée le chemin de croix stylisé en 1949. |
| M. Richard - Curé |
Premier desservant (1892-1899). |
Origine et histoire
Le sanctuaire Notre-Dame de Peyragude est un lieu de dévotion mariale situé sur une colline surplombant les vallées du Lot et du Boudouyssou, dans la commune de Penne-d'Agenais (Lot-et-Garonne). Dès l’an 1000, un oratoire dédié à une Vierge de l’Assomption y existait, marquant les débuts de son histoire religieuse. Ce site, intégré au diocèse d’Agen, cumule les statuts de sanctuaire diocésain et d’église paroissiale, tout en étant un point de rassemblement pour des pèlerinages dédiés à la Vierge.
L’histoire du sanctuaire est marquée par des destructions et reconstructions successives. En 1562, l’église originale fut rasée par les protestants pendant les guerres de Religion. Un second sanctuaire fut érigé en 1653 sur le rocher, en ex-voto contre la peste, épargnant miraculeusement la statue de Notre-Dame pendant la Révolution. Ces événements reflètent les tumultes religieux et sociaux qui ont traversé la région, tout en renforçant la dimension symbolique du lieu.
La construction de l’édifice actuel, de style romano-byzantin, débuta en 1897 selon les plans de l’architecte Bouillet, avec la pose de la première pierre par Mgr Lecot, archevêque de Bordeaux. Les travaux s’achevèrent seulement en 1948, et le sanctuaire fut consacré en 1949 par Mgr Rodié, évêque d’Agen, sous le titre de « Cœur immaculé de Marie refuge des pécheurs ». Ce long chantier illustre les défis techniques et financiers de l’époque, ainsi que la persévérance des fidèles et du clergé local.
Le sanctuaire se distingue par son riche décor intérieur, notamment les 47 vitraux créés entre 1946 et 1956 par le maître verrier Jacques Leuzy. Le chemin de croix, réalisé en 1949 par Henry Lefai, se singularise par une représentation stylisée des quatorze stations, gravées et peintes sur les murs. Ces éléments artistiques, combinés à l’architecture imposante, font de Peyragude un exemple remarquable du patrimoine religieux du XXe siècle.
Le site est également un lieu de mémoire collective, avec des pèlerinages réguliers en l’honneur de la Vierge. Son inscription au titre des Monuments historiques par arrêté du 2 septembre 2024 consacre sa valeur patrimoniale et spirituelle. Les premiers curés, tels que M. Richard, M. Esclosses et M. Banquarel, ont marqué son histoire pastorale, liant étroitement le sanctuaire à la vie locale et diocésaine.