Frise chronologique
XIIe siècle
Construction primitive
Construction primitive
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman initial, fondations actuelles.
1315–1376
Fondation par Nicolas de La Jugie
Fondation par Nicolas de La Jugie
1315–1376 (≈ 1346)
Statue de la Vierge rapportée de Jérusalem.
1792–1794
Protection pendant la Révolution
Protection pendant la Révolution
1792–1794 (≈ 1793)
Évitement de la vente comme bien national.
1893
Couronnement de la statue
Couronnement de la statue
1893 (≈ 1893)
Autorisé par le pape Léon XIII.
15 juin 1959
Érection en basilique mineure
Érection en basilique mineure
15 juin 1959 (≈ 1959)
Reconnaissance ecclésiastique officielle.
15 février 2006
Classement Monument historique
Classement Monument historique
15 février 2006 (≈ 2006)
Protection du sanctuaire et du jardin.
2023
Vol de mobilier liturgique
Vol de mobilier liturgique
2023 (≈ 2023)
Disparition d’œuvres lors de rénovations.
2025
Désignation comme église jubilaire
Désignation comme église jubilaire
2025 (≈ 2025)
Cadre du Jubilé de l’Espérance.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le sanctuaire en totalité, à savoir la chapelle avec son décor et les parcelles correspondantes, y compris celle du jardin de la Vierge avec son décor (cad. AM 81, 82) : inscription par arrêté du 15 février 2006
Personnages clés
| Nicolas de La Jugie (1315–1376) - Seigneur de La Livinière et fondateur |
Rapporta la statue de Jérusalem. |
| Jacques de La Jugie - Père de Nicolas, dévot marial |
Lié à la chapelle Notre-Dame de la Serre. |
| Michel Segonne - Curé et historien local (1747) |
Auteur d’un *Mémoire* sur la chapelle. |
| Abbé Échinier - Auteur du *Manuel du pèlerin* (1889) |
Clarifia le nom « Notre-Dame du Spasme ». |
| Léon XIII - Pape (1878–1903) |
Autorisa le couronnement de la statue. |
| Anatole de Cabrières - Évêque de Montpellier (1893) |
Présida la cérémonie de couronnement. |
Origine et histoire
La basilique Notre-Dame du Spasme, située à La Livinière dans l’Hérault, trouve ses origines au XIIe siècle avec une construction de style roman. L’édifice, profondément remanié aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, se compose aujourd’hui de trois nefs et de bas-côtés voûtés. Son histoire est liée à une statue de la Vierge du Spasme, rapportée de Jérusalem par Nicolas de La Jugie (1315–1376), seigneur local. Cette statue, représentant Marie en proie à une douleur intense face à la Passion du Christ, confère au sanctuaire son identité spirituelle unique, souvent comparée à celle de l’église homonyme de Jérusalem. La statue originale, volée en 1960, a été remplacée par une copie.
Le sanctuaire a traversé des périodes troubles, notamment pendant la Révolution française. En 1792, le conseil municipal de La Livinière évita sa vente comme bien national en le déclarant succursale de l’église Saint-Étienne. Deux ans plus tard, une pétition citoyenne réclama sa conservation. Au XIXe siècle, l’abbé Échinier publia un Manuel du pèlerin (1889), clarifiant son nom définitif : « Notre-Dame du Spasme », après une controverse autour de l’appellation « Notre-Dame des Palmes ». Le pape Léon XIII autorisa en 1893 le couronnement solennel de la statue, actant son importance dogmatique.
Classée Monument historique en 2006 avec son jardin de la Vierge, la basilique fut érigée en basilique mineure en 1959. Malgré des vols récents (statue en 1960, mobilier vers 2023), elle reste un lieu de pèlerinage actif. En 2025, elle a été désignée comme l’une des dix églises jubilaires du diocèse de Montpellier pour le Jubilé de l’Espérance, soulignant son rôle contemporain dans la dévotion mariale. Son architecture mêle ainsi héritage médiéval, transformations modernes et une histoire dévotionnelle ininterrompue depuis sept siècles.