Remplacement des canalisations 1788 (≈ 1788)
Passage du bois à la fonte.
fin du XVIIIe siècle
Construction du saumoduc
Construction du saumoduc fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
Liaison entre Salins-les-Bains et Arc-et-Senans.
1982 et 2009
Classements UNESCO
Classements UNESCO 1982 et 2009 (≈ 2009)
Salines inscrites au patrimoine mondial.
29 décembre 2009
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 29 décembre 2009 (≈ 2009)
Protection des vestiges maçonnés.
2013
Création du sentier des gabelous
Création du sentier des gabelous 2013 (≈ 2013)
Parcours touristique sur l’ancien tracé.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Voir commune de : Salins-les-Bains (39)
Personnages clés
Denis François Dez - Géomètre
Concepteur du saumoduc et du tracé.
Claude-Nicolas Ledoux - Architecte
Auteur de la saline d’Arc-et-Senans.
Gabelous - Douaniers du sel
Surveillaient le saumoduc contre les vols.
Origine et histoire du Saumoduc
Le saumoduc de Salins-les-Bains à Arc-et-Senans fut construit à la fin du XVIIIe siècle pour relier les salines de Salins-les-Bains (Jura) et d’Arc-et-Senans (Doubs). Long de 21 km, il transportait la saumure extraite à Salins vers la nouvelle saline royale d’Arc, dépourvue de sources salées. Ce projet, dirigé par le géomètre Denis François Dez, visait à économiser le bois en concentrant la saumure via un bâtiment de graduation de 500 mètres, avant son stockage dans un réservoir de 900 m3.
Les canalisations, initialement en troncs de sapin évidés, furent remplacées par de la fonte en 1788 pour limiter les pertes. Enterré pour éviter le gel et le vol par les faux-sauniers, le saumoduc était surveillé par six « maisons de contrôle » où les gabelous (douaniers du sel) mesuraient débit et salinité. La saumure, descendue de 104 à 109 mètres d’altitude, était acheminée à raison de 135 000 litres quotidiens.
Les vestiges maçonnés du saumoduc, inscrits aux monuments historiques en 2009, incluent des cuvettes (Monplaisir, Perrichon) et un passage sous la route de Lyon à Rennes-sur-Loue. Les conduites en fonte furent démantelées pendant la Première Guerre mondiale pour l’effort de guerre, et le bâtiment de graduation fut déconstruit. Aujourd’hui, le sentier des gabelous, aménagé en 2013, retrace son parcours avec des panneaux informatifs.
Les deux salines, classées à l’UNESCO (1982 et 2009), illustrent l’ingéniosité des techniques pré-industrielles. Le saumoduc symbolise l’adaptation aux contraintes géographiques et économiques, tout en témoignant des conflits liés à la gabelle, impôt sur le sel. Son tracé, suivant les rivières Furieuse et Loue, traverse des communes comme Port-Lesney et Rennes-sur-Loue, où subsistent des vestiges protégés.