Scierie de la Hallière en Meurthe-et-Moselle

Scierie de la Hallière

  • 54540 Celles-sur-Plaine
Crédit photo : Anachro - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1845
Construction initiale
1846
Première mention officielle
1976
Fin de l'exploitation
30 mars 1978
Classement historique
1981
Restauration et acquisition
1982
Ouverture au public
2000
Acquisition communautaire
2001
Incendie destructeur
2011
Début de la reconstruction
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures de la scierie et du bâtiment d'habitation ; les installations mécaniques et notamment les deux scies dites haut-fer (cad. A 408, 413) : classement par arrêté du 30 mars 1978

Personnages clés

Augustin Fortier Constructeur initial de la scierie en 1845.

Origine et histoire

La scierie de la Hallière, située à Celles-sur-Plaine dans les Vosges, a été construite vers 1845 par Augustin Fortier sur une parcelle jusque-là non bâtie. L'état de section de 1846 mentionne une installation à « deux cadres, mécanique double engrenages ». Exploitée jusqu'en 1976 par la SAFAC, elle a ensuite été mise en vente et classée au titre des monuments historiques par arrêté du 30 mars 1978. Rachetée en 1981 par l'Association de développement de la Vallée de la Plaine, qui a achevé sa restauration, elle a été gérée à partir de 1982 par l'association des « Amis de la Hallière » et ouverte au public en tant qu'écomusée. La Communauté de communes de la vallée de la Plaine l'a acquise en 2000 ; l'ensemble a été entièrement détruit par un incendie en 2001 et la reconstruction a commencé en 2011.

Il s'agit d'une scierie à haut-fer à force hydraulique comportant deux scies verticales à cadre munies d'une mécanique à double engrenages. Le bâtiment comprend une maison d'habitation à deux niveaux en moellons hourdis à la chaux, adossée à un vaste hangar en bois reposant sur un sous-sol maçonné, où se trouvaient les deux hauts-fers ; l'un d'eux a été ultérieurement transformé en rouleau dédoubleur et complété par une scie circulaire. La roue verticale de poitrine, d'un diamètre de 4,20 mètres, était alimentée par un bief de dérivation de la Plaine comprenant un canal d'amenée, un réservoir et un canal de fuite, et son mouvement était transmis aux hauts-fers par engrenages et courroies.

Parmi les sources et références figurent la brochure de l'Association des amis de la Hallière (1982), le dossier d'inventaire et la notice IA88001770 de la base Mérimée, un article de Vosges Matin du 22 novembre 2011 et le site web de la scierie (la-halliere.fr), ainsi que diverses études sur les scieries à cadre des Vosges.

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