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Scierie Prout d'Alençon dans l'Orne

Patrimoine classé Patrimoine industriel Scierie

Scierie Prout d'Alençon

  • 22 Route d'Ancinnes
  • 61000 Alençon
Crédit photo : This illustrationwas made byPeter Potrowl. Please - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
61000 Alençon, 22 Route d'Ancinnes

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1874
Fondation de la scierie
1889
Construction de la cheminée
1928
Modernisation de la machine
1945
Désaffectation partielle
15 novembre 1995
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Machine à vapeur, comprenant le générateur-alternateur, le moteur Modaac-Krupp, le tableau électrique, la chaudière et ses équipements, ainsi que le bâtiment qui l'abrite et la cheminée (cad. BK 309) : inscription par arrêté du 15 novembre 1995

Personnages clés

M. Prout - Fondateur Créateur de la scierie vers 1874
Prout frères - Exploitants post-1918 Gestion de l’usine après la Première Guerre
Ateliers Windsor (Rouen) - Fabricant Fournisseur du moteur à vapeur (1928)
Meunier et Cie (Lille) - Fabricant Fournisseur de la chaudière semi-tubulaire

Origine et histoire de la Scierie

La scierie Prout, fondée vers 1874 à Alençon par M. Prout, est une ancienne usine spécialisée dans la transformation du bois. Son activité s’étendait des forêts locales (Réno Valdieu, Bellême, Ecouves) à la production de parquets, meubles et, pendant la Seconde Guerre mondiale, de galoches et baraquements. La cheminée, datée de 1889, et la machine à vapeur (remplacée en 1928 par un modèle à double expansion des ateliers Windsor de Rouen) témoignent de son évolution technique. Désaffectée après 1945, elle fut restaurée par l’entreprise France-Confort, spécialisée dans les constructions bois.

Le site conserve des éléments industriels remarquables : chaudière semi-tubulaire Meunier et Cie (Lille), générateur-alternateur, et moteur Modaac-Krupp. Ces équipements, ainsi que la cheminée en brique et le bâtiment des machines, sont inscrits aux monuments historiques depuis 1995. L’usine employait 30 ouvriers vers 1912, puis 150 salariés en 1987, reflétant son adaptation aux besoins économiques, passant de la scierie traditionnelle à la fabrication de caravanes et chalets en bois.

Architecturalement, le site mêle des structures en moellon de calcaire (logement patronal), béton armé (château d’eau), et métal/brique (ateliers). La production électrique, attestée dès 1919, et l’utilisation de bois locaux (forêts de l’Orne) soulignent son ancrage territorial. La scierie incarne la transition entre l’ère artisanale et l’industrialisation, tout en illustrant la reconversion du patrimoine industriel en Normandie.

Liens externes

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