Frise chronologique
1776
Construction de la charpente
Construction de la charpente
1776 (≈ 1776)
Charpente datée, plus ancienne de l’Isère.
XVIIIe siècle
Période de construction
Période de construction
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Bâtiment érigé durant ce siècle.
30 septembre 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
30 septembre 1994 (≈ 1994)
Protection officielle par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Séchoir (cad. A 686) : classement par arrêté du 30 septembre 1994
Origine et histoire
Le séchoir à noix de Cognin-les-Gorges, aussi appelé séchoir de La Tour, est un édifice emblématique du XVIIIe siècle situé dans le département de l’Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ce bâtiment, classé monument historique par arrêté du 30 septembre 1994, illustre l’adaptation architecturale propre aux régions productrices de noix. Sa structure en hauteur, composée de planchers et de parois ajourés, permettait une circulation optimale de l’air pour sécher les noix tout en les protégeant des intempéries, du soleil et des oiseaux.
Ce séchoir, unique en son genre classé dans l’Isère, se distingue par sa charpente exceptionnelle datant de 1776, ce qui en fait le plus ancien de la région. Il était organisé en trois niveaux : une remise au rez-de-chaussée, un espace de séchage des noix destinées à la vente au premier étage, et un second niveau pour les noix de rebut, appelées « cacarots ». Typique de la vallée de l’Isère entre Grenoble et Romans-sur-Isère, ce monument témoigne de l’importance historique de la culture de la noix de Grenoble dans cette zone.
Le séchoir est situé au 122 de l’impasse de la Tour, dans une propriété privée à Cognin-les-Gorges. Bien que non ouvert en permanence au public, des visites ponctuelles sont organisées par l’office de tourisme de la communauté de communes, basé à Saint-Marcellin. Ce monument reste un symbole fort du patrimoine agricole et architectural dauphinois, lié à la production de la noix, activité économique majeure de la région depuis des siècles.
Son classement comme monument historique en 1994 souligne sa valeur patrimoniale et son rôle de témoin d’une activité traditionnelle du Dauphiné. La région, couverte de noyeraies, était un centre de production clé pour la noix de Grenoble, aujourd’hui protégée par une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).