Frise chronologique
1803
Première proposition
Première proposition
1803 (≈ 1803)
Docteur Fodéré préconise un canal Vésubie-Nice.
27 octobre 1869
Contrat avec la Compagnie des Eaux
Contrat avec la Compagnie des Eaux
27 octobre 1869 (≈ 1869)
Nice confié la gestion à la CGE.
24 décembre 1878
Concession présidentielle
Concession présidentielle
24 décembre 1878 (≈ 1878)
Mac Mahon accorde la concession du canal.
1885
Achèvement du canal
Achèvement du canal
1885 (≈ 1885)
Mise en service après 16 ans de travaux.
1892
Prolongement vers Menton
Prolongement vers Menton
1892 (≈ 1892)
Extension du réseau hydraulique.
1909
Usine d'ozonation de Rimiez
Usine d'ozonation de Rimiez
1909 (≈ 1909)
Traitement moderne de l’eau introduite.
28 novembre 2001
Inscription aux Monuments historiques
Inscription aux Monuments historiques
28 novembre 2001 (≈ 2001)
Protection de la section des vallons.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La section en totalité avec l'ensemble des ouvrages entre la tête aval du tunnel du Col de l'Olivier et la tête amont du tunnel de la Loubière (cad. C 84, 143, 161, 164) : inscription par arrêté du 28 novembre 2001
Personnages clés
| François-Emmanuel Fodéré - Médecin et précurseur |
A proposé un canal Vésubie-Nice en 1803. |
| François Malausséna - Maire de Nice |
Signataire du contrat avec la CGE en 1869. |
| Patrice de Mac Mahon - Président de la République |
Accorda la concession en 1878. |
| Joseph Durandy - Soutien politique |
Promut le projet du canal. |
| E. Delacroix - Ingénieur en chef |
Conçut le canal pour la CGE. |
| Marius-Paul Otto - Scientifique |
Pionnier de l’ozonation de l’eau à Nice. |
Origine et histoire
Le canal de la Vésubie, construit entre 1851 et 1885, est un ouvrage hydraulique majeur des Alpes-Maritimes. Long de 32 km, il alterne tunnels et tranchées pour acheminer l’eau depuis Saint-Jean-la-Rivière jusqu’à Nice, résolvant les pénuries estivales. Son tracé complexe, incluant des siphons et des sections à ciel ouvert, fut conçu par l’ingénieur E. Delacroix pour la Compagnie Générale des Eaux.
L’idée de capter les eaux de la Vésubie remonte au début du XIXe siècle, avec les propositions du docteur François-Emmanuel Fodéré en 1803. Après l’annexion de Nice à la France en 1860, la ville confia la gestion de l’eau à la Compagnie Générale des Eaux en 1869. La concession officielle fut accordée en 1878 par le président Mac Mahon, avec le soutien de Joseph Durandy, marquant le début des travaux en 1879.
La section des vallons de la Garde et de Costa Rasta, inscrite aux Monuments historiques en 2001, illustre l’ingénierie de l’époque. Le canal, achevé en 1885, permit le développement de la floriculture niçoise mais connut aussi des crises sanitaires (choléra en 1887, typhoïde en 1898) dues à un entretien défaillant des bassins filtrants. Son prolongement jusqu’à Menton en 1892 et l’introduction de l’ozonation en 1909 (usine de Rimiez) améliorèrent durablement la qualité de l’eau.
Au XXe siècle, le canal subit des modernisations, comme la mise en tunnel de la section de Gairaut en 1991, après des ruptures causées par des glissements de terrain en 1959-1960. Aujourd’hui, l’usine de Super Rimiez, héritière des installations historiques, traite 150 000 m3 d’eau par jour, perpétuant le rôle vital de cet ouvrage pour la région.