Construction du château comtal 1147 (≈ 1147)
Pour le comte d’Anjou, détruit en 1824.
XVe siècle
Édification du manoir fortifié
Édification du manoir fortifié XVe siècle (≈ 1550)
Logis et enceinte initiale à l’est.
XVIe siècle
Remaniments et agrandissements
Remaniments et agrandissements XVIe siècle (≈ 1650)
Nouvelle enceinte, tour carrée et logis.
1776
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher 1776 (≈ 1776)
Chapelle devenue église paroissiale.
1781
Construction du portail monumental
Construction du portail monumental 1781 (≈ 1781)
Destroy en 1954.
1824
Destruction du château comtal
Destruction du château comtal 1824 (≈ 1824)
Fin de la forteresse médiévale.
1991
Protection Monument Historique
Protection Monument Historique 1991 (≈ 1991)
Corps de logis et murs d’enceinte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de logis ; façade des restes des bâtiments d'enceinte au Nord ; murs d'enceinte avec la chambre de guet ; assiette des terrains formant la cour intérieure de l'édifice (cad. A 464 à 469) : inscription par arrêté du 22 février 1991
Personnages clés
Comte d'Anjou - Commanditaire initial
Château construit en 1147.
Origine et histoire
La seigneurie du Bois, située à Le Coudray-Macouard dans les Pays de la Loire, est un manoir fortifié érigé au XVe siècle, puis remanié et agrandi au XVIe siècle. Ce site inclut un logis en moellons et pierre de tufeau, doté d’un escalier en vis sans jour, ainsi qu’une chapelle aux voûtes gothiques (berceau brisé, ogives, cul-de-four). Les vestiges révèlent aussi une enceinte et une tour carrée ajoutées au XVIe siècle, tandis qu’un nouveau logis avec communs fut bâti à l’ouest au XVIIIe siècle. Le domaine s’inscrit dans un réseau troglodytique (colombier, pressoirs, celliers), partiellement remanié au XIXe siècle.
Le manoir s’insère dans l’histoire d’un château comtal plus ancien, construit en 1147 pour le comte d’Anjou, détruit puis reconstruit avant d’être rasé en 1824. La chapelle primitive (XIIe siècle), devenue église paroissiale au XVIIe siècle, conserve des éléments romans (chapiteaux XIIe-XIIIe) et un clocher reconstruit en 1776. Un portail monumental, érigé en 1781 sur le pignon ouest, fut détruit en 1954. Les protections au titre des Monuments Historiques (1991) concernent le corps de logis, les murs d’enceinte, et la cour intérieure.
Les transformations successives illustrent l’évolution des besoins défensifs et résidentiels, depuis la forteresse médiévale jusqu’à la résidence seigneuriale des Temps Modernes. Le site mêle ainsi architectures militaire, religieuse et domestique, reflétant les stratifications historiques de l’Anjou. Les aménagements du XIXe siècle (ouverture d’entrée néogothique, réutilisation des soubassements troglodytiques) témoignent d’une volonté de réinterprétation romantique du patrimoine médiéval.
La localisation approximative (précision cartographique jugée a priori satisfaisante) et l’adresse cadastrale (parcelles A 464 à 469) confirment l’empreinte territoriale du domaine. Bien que partiellement ouvert à la visite, les informations pratiques restent limitées aux éléments protégés par l’arrêté de 1991, sans détail sur les modalités d’accès actuelles.