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Seigneurie du bois (anciens bâtiments) au Coudray-Macouard en Maine-et-Loire

Patrimoine classé
Demeure seigneuriale
Manoir

Seigneurie du bois (anciens bâtiments)

    Rue de la Seigneurie 
    49260 Le Coudray-Macouard
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1147
Construction du château comtal
XVe siècle
Édification du manoir fortifié
XVIe siècle
Remaniments et agrandissements
1776
Reconstruction du clocher
1781
Construction du portail monumental
1824
Destruction du château comtal
1991
Protection Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis ; façade des restes des bâtiments d'enceinte au Nord ; murs d'enceinte avec la chambre de guet ; assiette des terrains formant la cour intérieure de l'édifice (cad. A 464 à 469) : inscription par arrêté du 22 février 1991

Personnages clés

Comte d'Anjou - Commanditaire initial Château construit en 1147.

Origine et histoire

La seigneurie du Bois, située à Le Coudray-Macouard dans les Pays de la Loire, est un manoir fortifié érigé au XVe siècle, puis remanié et agrandi au XVIe siècle. Ce site inclut un logis en moellons et pierre de tufeau, doté d’un escalier en vis sans jour, ainsi qu’une chapelle aux voûtes gothiques (berceau brisé, ogives, cul-de-four). Les vestiges révèlent aussi une enceinte et une tour carrée ajoutées au XVIe siècle, tandis qu’un nouveau logis avec communs fut bâti à l’ouest au XVIIIe siècle. Le domaine s’inscrit dans un réseau troglodytique (colombier, pressoirs, celliers), partiellement remanié au XIXe siècle.

Le manoir s’insère dans l’histoire d’un château comtal plus ancien, construit en 1147 pour le comte d’Anjou, détruit puis reconstruit avant d’être rasé en 1824. La chapelle primitive (XIIe siècle), devenue église paroissiale au XVIIe siècle, conserve des éléments romans (chapiteaux XIIe-XIIIe) et un clocher reconstruit en 1776. Un portail monumental, érigé en 1781 sur le pignon ouest, fut détruit en 1954. Les protections au titre des Monuments Historiques (1991) concernent le corps de logis, les murs d’enceinte, et la cour intérieure.

Les transformations successives illustrent l’évolution des besoins défensifs et résidentiels, depuis la forteresse médiévale jusqu’à la résidence seigneuriale des Temps Modernes. Le site mêle ainsi architectures militaire, religieuse et domestique, reflétant les stratifications historiques de l’Anjou. Les aménagements du XIXe siècle (ouverture d’entrée néogothique, réutilisation des soubassements troglodytiques) témoignent d’une volonté de réinterprétation romantique du patrimoine médiéval.

La localisation approximative (précision cartographique jugée a priori satisfaisante) et l’adresse cadastrale (parcelles A 464 à 469) confirment l’empreinte territoriale du domaine. Bien que partiellement ouvert à la visite, les informations pratiques restent limitées aux éléments protégés par l’arrêté de 1991, sans détail sur les modalités d’accès actuelles.

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