Frise chronologique
1675
Fondation du séminaire
Fondation du séminaire
1675 (≈ 1675)
Création par l'évêque Gabriel de Roquette.
1679
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1679 (≈ 1679)
Fin de la construction dirigée par Gittard.
1789
Fermeture à la Révolution
Fermeture à la Révolution
1789 (≈ 1789)
Transformé en hôpital puis prison.
1813
Rétablissement du séminaire
Rétablissement du séminaire
1813 (≈ 1813)
Redevient un petit séminaire.
1885
Création de l'école militaire
Création de l'école militaire
1885 (≈ 1885)
École préparatoire de cavalerie.
1932
Classement monument historique
Classement monument historique
1932 (≈ 1932)
Protection des façades et toitures.
1944
Retour du lycée à Autun
Retour du lycée à Autun
1944 (≈ 1944)
Après repli pendant la guerre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures de tous les bâtiments ; escalier d'honneur en pierre ; salle du premier étage couverte de lambris et la salle d'honneur ; escalier en bois de l'aile sud ; les escaliers extérieurs (balustrades, perrons, pylônes) : inscription par arrêté du 23 décembre 1932
Personnages clés
| Gabriel de Roquette - Évêque d'Autun |
Fondateur du séminaire en 1675. |
| Daniel Gittard - Architecte |
Concepteur des plans du séminaire. |
| André Le Nôtre - Paysagiste |
A dessiné les jardins originels. |
| Patrice de Mac-Mahon - Président de la République |
Ancien élève du séminaire (1820-1822). |
| Anne Marie Javouhey - Éducatrice |
Fonda une école pour enfants pauvres en 1809. |
| Bernard Gangloff - Résistant mort pour la France |
Ancien élève, décédé en 1944. |
Origine et histoire
Le séminaire d'Autun, situé dans la ville du même nom en Saône-et-Loire, a été fondé en 1675 par l'évêque Gabriel de Roquette. Conçu par l'architecte Daniel Gittard et achevé en 1679, il est considéré comme l'un des plus beaux séminaires de France à son époque. Les jardins, initialement dessinés par André Le Nôtre, ont été profondément remaniés. La construction a utilisé des pierres provenant de l'ancien théâtre romain d'Autun, réduisant ainsi les coûts.
À la Révolution française en 1789, le séminaire perd sa vocation religieuse et devient successivement un hôpital pour galeux, un magasin à grains et une prison pour soldats autrichiens et espagnols. Les locaux, pillés, subissent des transformations majeures. En 1809, Anne Marie Javouhey y installe une école pour enfants pauvres, avant que le bâtiment ne redevienne un petit séminaire en 1813, accueillant notamment Patrice de Mac-Mahon, futur président de la République.
En 1885, le séminaire est transformé en École militaire préparatoire de cavalerie, marquant le début d'une nouvelle ère éducative et militaire. Les élèves, souvent fils de militaires, sont formés pour des carrières dans l'armée. Pendant la Première Guerre mondiale, 154 d'entre eux meurent au combat. L'école évolue ensuite en collège puis lycée militaire, tout en conservant son héritage architectural, comme le cloître du XVIIe siècle et une statue de la Vierge Marie datant de 1861.
Le site abrite aujourd'hui le lycée militaire d'Autun, qui perpétue une tradition éducative et militaire depuis plus de deux siècles. Le cloître, classé monument historique en 1932 pour ses façades, toitures et escaliers, reste un témoignage de son passé. Un musée national des Enfants de troupe, installé dans l'ancienne chapelle, retrace cette histoire riche, marquée par des figures comme Bernard Gangloff, résistant mort pour la France en 1944.
Parmi les éléments architecturaux notables, on trouve un toit bourguignon orné de tuiles vertes et jaunes formant les initiales « GS » (Grand Séminaire), ainsi qu'un monument aux morts inauguré en 1955. Le lycée, qui dépend du ministère des Armées, accueille des élèves de la sixième aux classes préparatoires, perpétuant un héritage à la fois religieux, éducatif et militaire.