Séminaire des Oratoriens dans la Sarthe

Séminaire des Oratoriens

  • 72000 au Mans
Séminaire des Oratoriens
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Séminaire des Oratoriens
Crédit photo : Selbymay - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
2000
1599
Construction initiale
1601
Fondation du séminaire
1624
Accord avec les Oratoriens
1625
Installation des Oratoriens
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle, actuellement chapelle du Lycée Montesquieu (cad. CN 24) : classement par arrêté du 5 octobre 1982

Personnages clés

Claude d'Angennes Évêque du Mans, fondateur du séminaire des Oratoriens.
Michel Aubourg Premier principal du séminaire, docteur en théologie.
Jean-Baptiste Louet Supérieur des Oratoriens au collège.
Jean-Baptiste Gault Supérieur des Oratoriens, futur évêque de Marseille.

Origine et histoire

Le collège de l'Oratoire, ou Séminaire des Oratoriens, est un ancien établissement d'enseignement situé au Mans (Sarthe), aujourd'hui occupé par le lycée Montesquieu et ayant longtemps abrité le lycée de garçons du Mans. Installé à l'est du Vieux-Mans et rattaché aujourd'hui administrativement à ce secteur, il a été bâti en 1599 sur le territoire du faubourg Saint-Ouest-des-Fossés. Sa chapelle est classée monument historique depuis 1982.

Le premier Oratoire au Mans, nommé Saint-Ouen, fut fondé près de la cathédrale Saint-Julien pour accueillir les pèlerins honorant le saint patron de la ville. À proximité de la forteresse s'établit une jeune paroisse qui possédait quelques biens à Coulaines et à Sargé. Après l'incendie provoqué par le maréchal Bois-Dauphin, qui détruisit plusieurs maisons du faubourg Saint-Ouen, l'emplacement fut retenu pour accueillir le nouveau collège.

Monseigneur Claude d'Angennes créa le séminaire des Oratoriens à la suite d'un accord intervenu avec le pape Clément, puis avec Henri IV en 1601. Le supérieur du séminaire devint également curé de Saint-Ouen et propriétaire de la petite église, de son cimetière et de quelques vignes. L'édification du collège fut financée par une forte imposition sur le clergé diocésain et par des dons de la municipalité du Mans.

Le premier principal, nommé en 1601, fut Maître Michel Aubourg, docteur en théologie et alors curé de Marolles-les-Braults ; il fut secondé par plusieurs régents chargés des enseignements théologiques et scientifiques. En 1604, Maître Aubourg fit don à la paroisse d'une maison et d'un jardin près du presbytère pour le logement d'un futur maître. Entre 1601 et 1624, quatre principaux de l'ordre séculier dirigèrent le séminaire sous l'autorité de l'évêque du Mans ; deux députés du clergé et deux chanoines exercèrent également une influence dans la gouvernance, l'un nommé par l'évêque et l'autre choisi par le chapitre de la cathédrale.

Les Jésuites, déjà implantés à La Flèche depuis 1603, demandèrent la direction du collège avant 1624, mais l'évêque Charles de Beaumanoir préféra confier son encadrement aux Oratoriens et convoqua une assemblée extraordinaire du clergé du Mans et de ses faubourgs. Le 20 juillet 1624, il fut décidé de signer un accord entre le clergé de la ville et l'ordre des Oratoriens ; le collège demeura sous la juridiction de l'évêque mais devint gratuit et ouvrit à l'étude des humanités. Les élèves y suivirent des cours de latin, de grec, de philosophie, de théologie, d'histoire, de géographie et d'arithmétique.

Les Oratoriens s'installèrent définitivement au collège début octobre 1625 ; leurs premiers supérieurs furent Jean-Baptiste Louet et Jean-Baptiste Gault. Sous le supériorat de ce dernier, qui resta six ans avant de partir en 1640 pour devenir évêque de Marseille, le collège connut une grande vitalité et se fit une réputation durable. L'établissement accueillit des élèves issus de milieux sociaux variés, mélange qui favorisa le prestige de la congrégation. L'enseignement y était principalement tourné vers la langue française et l'histoire, cette dernière mettant en valeur les grands hommes nés dans le Maine ou ayant marqué son histoire.

Liens externes