Frise chronologique
31 octobre 1663
Fondation du séminaire
Fondation du séminaire
31 octobre 1663 (≈ 1663)
Décret de Camille de Neuville, archevêque de Lyon.
1669
Transfert à La Croix-Paquet
Transfert à La Croix-Paquet
1669 (≈ 1669)
Nouveau site après la montée Saint-Barthélemy.
1738
Agrégation à l'université
Agrégation à l'université
1738 (≈ 1738)
Rattaché à l’université de Valence.
1900-1903
Construction du bâtiment actuel
Construction du bâtiment actuel
1900-1903 (≈ 1902)
Œuvre de Sainte-Marie Perrin.
22 mars 2007
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
22 mars 2007 (≈ 2007)
Protection du séminaire et de son parc.
2010
Vente et reconversion
Vente et reconversion
2010 (≈ 2010)
Devenu la Résidence de Neuville.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le séminaire en totalité, intérieur et extérieur, avec son parc, à l'exception de la ferme attenante et du garage qui se trouvent dans le parc (cad. AB 252, 255) : inscription par arrêté du 22 mars 2007
Personnages clés
| Camille de Neuville - Archevêque de Lyon |
Fonda le séminaire en 1663. |
| Tony Desjardins - Architecte (fin XIXe) |
Reconstruit le séminaire initial. |
| Marie-Louis-Jean Perrin (Sainte-Marie Perrin) - Architecte (1900-1903) |
Conçut le bâtiment actuel. |
| Lucien Bégule - Peintre-verrier |
Réalisa les vitraux originaux. |
| Cardinal Couillé - Archevêque de Lyon (début XXe) |
Commanditaire du nouveau séminaire. |
Origine et histoire
Le séminaire Saint-Irénée de Sainte-Foy-lès-Lyon trouve ses origines en 1663, lorsque Camille de Neuville, archevêque de Lyon, le fonde par décret. Initialement installé montée Saint-Barthélemy puis à La Croix-Paquet en 1669, il dépendait du séminaire Saint-Sulpice de Paris et formait les futurs prêtres en théologie et philosophie. Ses revenus provenaient notamment des dîmes de paroisses comme Firminy et Champdieu (actuel département de la Loire). Agrégé à l’université de Valence en 1738, il fut reconstruit à la fin du XIXe siècle par Tony Desjardins, avant d’être transféré dans un nouvel édifice au début du XXe siècle.
Le bâtiment actuel, conçu par l’architecte Sainte-Marie Perrin entre 1900 et 1903, s’inspire des principes hygiénistes de l’époque pour les établissements scolaires. Organisé en forme de H, il comprend un corps central surmonté d’un fronton et d’une horloge, deux ailes avec pavillons, et une chapelle byzantine ornée à l’origine de vitraux de Lucien Bégule et de peintures murales, aujourd’hui disparues. Les matériaux innovants pour l’époque, comme le béton de mâchefer, soulignent son caractère moderne. Le séminaire, inscrit Monument Historique en 2007, fut vendu en 2010 puis transformé en 98 logements sous le nom de Résidence de Neuville.
La chapelle, alignée sur l’axe du vestibule d’honneur, illustre l’influence byzantine avec ses voûtes et coupoles en béton. Les cinq niveaux du bâtiment abritaient initialement des cellules pour les séminaristes, des salles de cours, des réfectoires, et une bibliothèque aménagée dans l’aile nord-ouest. Les pavillons latéraux servaient de logements aux professeurs. Après sa désaffectation religieuse, le site fut réhabilité entre 2009 et 2012 par la société Chazelle, préservant son architecture tout en l’adaptant à un usage résidentiel.
Le séminaire Saint-Irénée incarne l’évolution des institutions religieuses lyonnaises, passant d’un rôle éducatif et spirituel à un patrimoine architectural repensé pour le XXIe siècle. Son histoire reflète aussi les transformations urbaines de l’agglomération lyonnaise, où le bâti historique est souvent reconverti pour répondre aux besoins contemporains.