Construction initiale 1604-1611 (≈ 1608)
Conception des six premières écluses par Hugues Cosnier.
1642
Ouverture du canal
Ouverture du canal 1642 (≈ 1642)
Ouverture du premier canal de Briare.
XVIIe siècle
Ajout de la septième écluse
Ajout de la septième écluse XVIIe siècle (≈ 1750)
La Compagnie des Seigneurs du canal ajoute une septième écluse.
1822
Élargissement des sas
Élargissement des sas 1822 (≈ 1822)
Les sas sont élargis et allongés à 30,40 × 5,20 mètres.
1887
Nouveau bief
Nouveau bief 1887 (≈ 1887)
L'échelle de Rogny est supplantée par un nouveau bief comprenant six écluses espacées.
1983
Classement historique
Classement historique 1983 (≈ 1983)
Les sept écluses sont classées au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ecluses (anciennes) , dites Les Sept-Ecluses, en aval du canal de Briare (cad. H 253) : classement par arrêté du 29 décembre 1983
Personnages clés
Hugues Cosnier
Ingénieur ayant conçu les six premières écluses.
Vives
Ingénieur ayant proposé des sas mobiles en 1834.
Lavollée et Heurtault
Ingénieurs ayant étudié l'idée d'une écluse unique à grande chute en 1895.
Origine et histoire des Sept-Écluses
Les sept écluses, appelées également Les Sept-Écluses, forment un ensemble de sept écluses accolées situé à Rogny-les-Sept-Écluses, dans l'Yonne. Elles ont été conçues lors de la construction du canal de Briare ; Hugues Cosnier avait initialement prévu six écluses entre 1604 et 1611, auxquelles la Compagnie des Seigneurs du canal a ajouté une septième. Après la loi de 1822, les sas furent élargis et allongés à 30,40 × 5,20 mètres. En 1834, on estimait qu'un bateau mettait deux heures pour franchir les sept écluses ; l'ingénieur Vives proposa des sas mobiles permettant le passage simultané de deux bateaux en moins d'un quart d'heure, projet qui ne fut pas réalisé. L'échelle de Rogny fut supplantée en 1887 par un nouveau bief comprenant six écluses espacées. En 1895, les ingénieurs Lavollée et Heurtault étudièrent l'idée d'une écluse unique à grande chute pour ce site, sans suite également. La maison du contrôleur porte la date de 1648 et l'ancienne maison du garde-chef date du XIXe siècle. D'après le cadastre de 1841, trois ponts enjambaient alors l'échelle d'écluses.
L'échelle se situe à l'extrémité nord, côté aval vers la Seine, de l'ancien bief de partage des eaux dit « bief de la montagne », bief sinueux datant du premier canal de Briare ouvert en 1642. Ce bief était alimenté par des étangs, principalement l'étang Neuf à l'autre extrémité ; cette alimentation s'étant révélée insuffisante, la Compagnie creusa au XVIIe siècle la rigole de Saint-Privé pour détourner une partie des eaux du Loing près du village de Saint-Privé. Longue de 21 km, la rigole se déversait en amont du bief, à environ 4 km au sud de l'échelle d'écluses, et continue d'alimenter le bief de partage des eaux du canal Freycinet, reconstruit sur un parcours différent et comprenant une échelle de six écluses à l'ouest de la colline.
Le site présente une dénivellation totale de 24 mètres entre la base et l'ancien bief de partage des eaux ; cet ensemble n'est plus alimenté en eau et l'ancien bief du canal est un fossé asséché depuis 1880. Ce fossé est aujourd'hui longé sur 4 km par une voie verte qui fait partie de la véloroute du canal de Briare. Les sept écluses sont classées au titre des monuments historiques par arrêté du 29 décembre 1983.