Crédit photo : James Miln (1819–1881) Descriptionantiquaire brita - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Néolithique
Construction du tumulus
Construction du tumulus
Néolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période de construction estimée du monument.
XIXe siècle
Fouilles clandestines et prélèvements
Fouilles clandestines et prélèvements
XIXe siècle (≈ 1865)
Utilisation comme carrière par les riverains.
1878
Fouilles par James Miln
Fouilles par James Miln
1878 (≈ 1878)
Découverte d'ossements et d'objets archéologiques.
11 septembre 1929
Classement monument historique
Classement monument historique
11 septembre 1929 (≈ 1929)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sépulture circulaire dite de Toul-Pri : classement par arrêté du 11 septembre 1929
Personnages clés
| James Miln - Antiquaire britannique |
A fouillé le site en 1878. |
Origine et histoire
Le tumulus de Toul-Prieu, aussi appelé sépulture circulaire de Toul-Prieu, est un monument préhistorique situé à Carnac, dans le Morbihan. Ce site néolithique se présente comme un cône tronqué de 17 mètres de diamètre et 1,75 mètre de hauteur, construit autour de deux enceintes concentriques en pierre. La première, de 8,75 m de diamètre, est composée de pierres plates en cinq assises, tandis que la seconde (7,25 m) utilise des blocs bruts rougis par le feu. Ces structures reposent directement sur le rocher sous-jacent.
Au XIXe siècle, le tumulus a subi des fouilles clandestines et des prélèvements de pierres par les habitants du village voisin de Coët-à-Touse. En 1878, l'antiquaire James Miln entreprend des fouilles systématiques, au cours desquelles le propriétaire des lieux avoue avoir détruit un monument similaire à proximité, près de Kergo. Les fouilles ont révélé des tessons de poterie, des outils en silex (grattoirs, éclats, hache polie), des meules en granite, ainsi que des fragments de bronze et de fer anachroniques.
Les découvertes les plus significatives incluent une urne funéraire contenant des ossements humains incinérés (crâne, mâchoire, vertèbres), confirmant la vocation sépulcrale du site. Miln y a également recueilli une fusaïole en terre cuite, suggérant des pratiques artisanales liées au textile. Classé monument historique par arrêté du 11 septembre 1929, le tumulus illustre les rites funéraires et l'architecture mégalithique du Néolithique en Bretagne, malgré les perturbations causées par les activités humaines ultérieures.