Frise chronologique
Néolithique final (2500–1800 av. J.-C.)
Construction de l’allée couverte
Construction de l’allée couverte
Néolithique final (2500–1800 av. J.-C.) (≈ 2395 av. J.-C.)
Période d’édification estimée du monument.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Découverte et bris des pierres lors des travaux routiers.
1878
Première mention par Biochet
Première mention par Biochet
1878 (≈ 1878)
Publication dans le *Bulletin de la Société géologique de Normandie*.
23 avril 1999
Classement monument historique
Classement monument historique
23 avril 1999 (≈ 1999)
Protection de la dalle et des vestiges résiduels.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sépulture mégalithique, à savoir la dalle percée et les vestiges pouvant subsister de l'allée couverte en l'état et in situ (cad. non cadastré, domaine public) : inscription par arrêté du 23 avril 1999
Personnages clés
| Georges Biochet - Historien et géologue |
Premier à documenter la dalle en 1878. |
| Léon Coutil - Président de la Société préhistorique française |
Inventa les mégalithes de l’Eure en 1896. |
| Jean-Marin Barret - Correspondant de la DRAP |
Redécouvrit la dalle en 1979. |
Origine et histoire
L’allée couverte d’Aizier était une sépulture mégalithique du Néolithique, détruite au XIXe siècle lors de travaux routiers entre Aizier et Bourneville. Seule une dalle percée, servant de paroi de séparation dans le couloir, fut préservée. Mesurant 1,8 m de large et 1,5 m de haut, elle présente un trou ovale et conique (0,53 m de diamètre extérieur), taillé avec soin. Initialement enfouie à 2 m de profondeur, elle fut extraite et intégrée dans un mur de propriété avant d’être redécouverte un siècle plus tard.
La dalle fut signalée pour la première fois en 1878 par Georges Biochet, qui publia ses observations dans des bulletins normands. Il mentionna aussi un bouchon de pierre adjacent, toujours présent dans le talus de la route. En 1896, Léon Coutil reprenait ces données dans son inventaire des mégalithes de l’Eure. Redécouverte en 1979 par Jean-Marin Barret, la dalle fut étudiée puis installée près de l’église Saint-Pierre, son emplacement actuel.
Des crânes furent exhumés en 1878 lors de fondations voisines, mais leur origine (sépulture néolithique ou cimetière médiéval) resta indéterminée. Classée monument historique en 1999, la dalle et ses vestiges potentiels sont protégés in situ. Son trou, interprété comme un passage symbolique ou fonctionnel, illustre les pratiques funéraires du Néolithique final (2500–1800 av. J.-C.).