Frise chronologique
vers 2500 av. J.-C.
Construction du dolmen
Construction du dolmen
vers 2500 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Fin du Néolithique, dolmen à entrée latérale.
1864
Première description par Alfred Ramé
Première description par Alfred Ramé
1864 (≈ 1864)
Plan et relevé initial du monument.
1883
Étude par P. Bézier
Étude par P. Bézier
1883 (≈ 1883)
Inventaire des mégalithes d'Ille-et-Vilaine.
3 mars 1975
Classement monument historique
Classement monument historique
3 mars 1975 (≈ 1975)
Protection officielle du site par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Sépulture mégalithique dite Le Four Sarrazin ou Les Pierres Chevêches (cad. ZW 302) : classement par arrêté du 3 mars 1975
Personnages clés
| Alfred Ramé - Archéologue |
Auteur du premier plan en 1864. |
| P. Bézier - Historien local |
Inventaire des mégalithes en 1883. |
| Jacques Briard - Archéologue |
Études sur les mégalithes de Saint-Just. |
Origine et histoire
Le dolmen des Pierres Chevêches, également connu sous le nom de Four Sarrazin, est une sépulture mégalithique située à Saint-Just, en Ille-et-Vilaine, dans la région Bretagne. Ce monument funéraire date du Néolithique, plus précisément de la fin de cette période, vers 2500 av. J.-C. Il s’agit d’un dolmen à entrée latérale, un type architectural courant dans le nord de la Bretagne, mais dont la configuration diffère notablement d’autres monuments proches, comme celui de Tréal, situé à moins de 2 km.
Le site a été décrit pour la première fois par Alfred Ramé en 1864, puis par P. Bézier en 1883, bien que le dolmen fût déjà endommagé à cette époque. Ces premiers relevés ont permis de documenter une structure entourée d’un tertre rectangulaire de 22 mètres de long sur 7 mètres de large, délimité par des dalles en schiste. La chambre funéraire, excentrée à l’intérieur du tumulus, mesurait initialement 7 mètres de long pour 1,20 mètre de large, avec quatorze orthostates et quatre tables de couverture, dont une seule a disparu depuis le XIXe siècle.
Parmi les particularités architecturales, on note la présence de cupules sur l’une des tables de couverture, dont une particulièrement profonde (14 cm de large sur 10 cm de profondeur). Ces gravures, typiques de certaines constructions mégalithiques, ajoutent une dimension symbolique au monument. Le dolmen a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 3 mars 1975, reconnaissant ainsi son importance patrimoniale.
Le Four Sarrazin présente une similitude architecturale avec l’allée couverte de Crec'h Quillié, suggérant une filiation ou une évolution typologique dans la région. Les dolmens à entrée latérale, comme celui-ci, sont caractéristiques de la fin du Néolithique en Bretagne septentrionale. Son état actuel, partiellement dégradé, reflète les perturbations subies depuis sa découverte, tout en conservant des éléments clés pour comprendre les pratiques funéraires de l’époque.
Les études archéologiques, notamment celles menées par Jacques Briard et ses collaborateurs dans les années 1990, ont permis de mieux cerner l’importance de ce site dans le paysage mégalithique local. Le dolmen des Pierres Chevêches est aujourd’hui protégé et appartient au département d’Ille-et-Vilaine, bien que son accès et sa visite ne soient pas explicitement documentés dans les sources disponibles.