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Église Saint-André de Saint-André en Haute-Garonne

Haute-Garonne

Église Saint-André de Saint-André

    81 Le Village
    31420 Saint-André

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1743
Construction d'une chapelle en bois
1750
Incendie de la chapelle
1752
Construction de la première église
1795
Destruction de l'église
1817
Arrivée du père Minot
1821
Bénédiction de la nouvelle église
1852
Consécration par Monseigneur Desprez
1856
Décès du père Minot
1960-1964
Agrandissements par le père Répond
2006
Arrivée de la relique de saint André
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Père Jean-Antoine d’Urre de Beaumetz - Responsable initial de la chapelle Supervise la construction en 1743.
Père Jean Charles René - Successeur du père d’Urre Termine les travaux de maçonnerie en 1749.
Père Minot - Reconstructeur de l’église Dirige les travaux à partir de 1817.
Monseigneur Florian Desprez - Premier évêque de La Réunion Consacre l’église en 1852.
Père Émile Baptiste - Commanditaire des vitraux Collabore avec Charles Carrère dans les années 1960.
Monseigneur Aubry - Évêque de La Réunion en 2006 Reçoit la relique de saint André.
Monseigneur Orazio Sorricelli - Archevêque d’Amalfi Offre la relique en 2006.
Jean-Paul Virapoullé - Sénateur-maire de Saint-André Facilite le transfert de la relique.

Origine et histoire

L’église Saint-André de Saint-André, située sur l’île de La Réunion, trouve ses origines en 1740, lorsque 45 familles du quartier, privées d’un lieu de culte, demandent la construction d’une chapelle. Les conditions climatiques et les distances vers les églises voisines de Sainte-Suzanne ou Saint-Benoît rendent les déplacements difficiles. En 1743, une chapelle en bois est érigée sous la direction du père Jean-Antoine d’Urre de Beaumetz, mais un incendie la détruit en 1750. Une première église en maçonnerie est achevée en 1752.

En 1793, Saint-André devient un bastion contre-révolutionnaire, et l’Assemblée Coloniale décide de raser l’église en 1795, supprimant même la commune. La paroisse est rétablie en 1797, mais sans église ni curé. Ce n’est qu’en 1817 que le père Minot relance la construction d’une nouvelle église, bénie en 1821 et consacrée en 1852 par Monseigneur Desprez, premier évêque de la colonie. Le père Minot, décédé en 1856, est inhumé dans l’église en reconnaissance de son dévouement.

L’architecture de l’église, de style éclectique, combine des éléments néo-classiques (nef à six travées, voûte en bois) et néo-gothiques (arcs en ogive, flèche du clocher). Les travaux d’agrandissement menés entre 1960 et 1964 par le père Répond, ainsi que les vitraux créés par Charles Carrère sous l’impulsion du père Émile Baptiste, enrichissent son patrimoine. En 2006, une relique de saint André, offerte par l’archevêque d’Amalfi, est installée, conférant à l’église une dimension spirituelle exceptionnelle.

Les éléments remarquables incluent les vitraux narrant des scènes bibliques, la relique de saint André (un fragment de mâchoire du XIIe siècle), et des statues intérieures et extérieures, comme celle de Jeanne d’Arc érigée en 1899. L’église a également survécu à plusieurs cyclones (1944-1948) et a bénéficié de restaurations, notamment entre 2001 et 2004 avec l’appui du C.H.A.M.

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