Site archéologique de Bliesbruck en Moselle

Patrimoine classé Sites archéologique

Site archéologique de Bliesbruck

  • Steinfelder
  • 57200 Bliesbruck
Site archéologique de Bliesbruck
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Crédit photo : Johannes Simon - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Mésolithique
Néolithique
Âge du Bronze
XIXe siècle
Époque contemporaine
8000 av. J.-C.
7900 av. J.-C.
1500 av. J.-C.
300
1900
2000
Mésolithique
Premières traces humaines
Âge du bronze
Développement métallurgique
IIe et IIIe siècles
Apogée du vicus
Fin du IIIe siècle
Déclin de l'agglomération
1989
Création du parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Vestiges de l'agglomération gallo-romaine (cad. 10 446/100, 41 à 55, 57 à 60, 63, 64, 67 à 69, 71 à 74, 99a, 99b, 100, 102 à 111, 115, 117 à 120, 122 à 132, 134 à 142, 150, 153 à 156, 516/81 ; 37 106, 109, 345/103, lieudit Steinfelder) : classement par arrêté du 28 mai 1986. Parcelles 10 661, 663, 664, lieudit Im Sand ; 37 125 à 129, lieudit Unterer Sand ; 37 262, 263, 265, 266, 274, 277, 468, 472, 494, 466/257, 470/259, 474/310, 476/261, 478/264, 480/267, 482/268, 484/269, 486/270, 488/271, 490/272, 492/273, 496/276, 498/278, lieudit Hinterer Sand : inscription par arrêté du 31 juillet 1995

Personnages clés

Princesse de Reinheim Figure emblématique de l'âge du fer, dont la tombe richement dotée a été découverte en 1954.

Origine et histoire du site archéologique

Le parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim est un site transfrontalier partagé entre Bliesbruck (Moselle) et Reinheim (Sarre), complété par un musée et implanté sur environ soixante-dix hectares. Il rassemble des vestiges très divers : lamelles mésolithiques, tumulus de l'âge du bronze, nécropoles et éléments du monde celtique, un vicus gallo-romain, une vaste villa et des traces d'occupations jusqu'aux migrations germaniques. L'occupation de la vallée de la Blies sur ce secteur se déploie sur près de six mille ans. Le parc est né d'un projet de coopération franco-allemande lancé en 1989, conçu pour concilier recherche scientifique et mise en valeur du patrimoine. Géographiquement, le site se trouve sur la rive gauche de la Blies, entre les villages de Bliesbruck et Reinheim, à 75 km de Metz et à 15 km de Sarrebruck. La vallée, large sur ce secteur, présente plusieurs terrasses alluviales, des affleurements calcaires du Muschelkalk et des zones boisées, et le relief dominant du Homerich a peut‑être accueilli un sanctuaire. Les fouilles ont mis au jour un habitat continu et des structures variées : un sanctuaire polygonal, un centre monumental avec basilique et fontaine, un vaste complexe thermal, des quartiers artisanaux et la grande villa de Reinheim. Dès le Mésolithique apparaissent des lamelles de silex ; la transition néolithique est attestée principalement par des trouvailles fortuites, tandis que l'âge du bronze local se traduit par des tumulus et un développement métallurgique. À l'âge du fer, les élites locales se manifestent par des sépultures riches, dont la tombe dite de la princesse de Reinheim, qui illustre des réseaux d'échanges lointains et un haut degré de hiérarchisation sociale. Le site relève ensuite des Médiomatriques avant d'entrer dans le réseau romain : au Haut-Empire un vicus se développe le long d'une voie reliant Lugdunum à Augusta Treverorum, avec des fonctions artisanales, commerciales et administratives. Les IIe et IIIe siècles voient l'extension du centre monumental et de la villa, le complexe thermal atteignant une ampleur remarquable pour une agglomération secondaire. La fin du IIIe siècle marque une crise : destructions, incendies et transformations entraînent le déclin progressif de l'agglomération et la recomposition des usages, avec des ateliers de récupération et un maintien limité de l'occupation jusqu'au Ve siècle. Après la romanisation, la zone connaît des réoccupations mérovingiennes attestées par plusieurs nécropoles, tandis que des usages médiévaux réutilisent parfois les ruines antiques avant leur disparition sous l'effet d'activités comme les fours à chaux et l'agriculture. Les vestiges ont fait l'objet de découvertes fortuites depuis le XVIIIe siècle et d'opérations scientifiques régulières depuis le milieu du XXe siècle, avec des campagnes importantes des années 1970 à 1990 et des recherches programmées depuis 1987. La mise en valeur transfrontalière a donné lieu à des choix distincts : côté français, les thermes ont été protégés par un pavillon muséographique visant à préserver l'émotion des ruines, tandis que côté allemand certaines restitutions architecturales et la reconstitution de la tombe de la princesse (restituée en 1999) visent à rendre les volumes plus lisibles. Ces approches complémentaires ont été soutenues par des collectivités et des fonds européens et une convention de 1999 a confirmé le caractère européen et transfrontalier du parc. Les fouilles récentes et les prospections géophysiques, menées notamment après 2004, ont approfondi la connaissance du pôle princier celtique et du centre monumental ; entre 2008 et 2011 le cœur public a été fouillé et des secteurs routiers et domaniaux étudiés. Le site offre aujourd'hui au public des vestiges visitables : tumulus reconstitués, la tombe restituée de la princesse avec copies des artéfacts, le vicus, le complexe thermal protégé et la grande villa partiellement restituée. La tombe de la princesse de Reinheim, découverte en 1954, a livré un mobilier somptueux — bijoux en or, bracelets, fibules, miroir et vaisselle en bronze — qui illustre les échanges et le statut rituel de la défunte. Le vicus, organisé autour d'une rue principale et d'une place publique encadrée d'une basilique et d'une fontaine monumentale, a abrité boutiques, ateliers métallurgiques, boulangeries et entrepôts, témoignant d'un commerce local et lointain. Le vaste complexe thermal, avec ses portiques et ses boutiques, illustre l'importance sociale et monumentale des bains dans l'agglomération, et conserve de nombreux aménagements techniques et décors. La grande villa, une résidence de plan axial étendue sur plusieurs hectares, associe pars urbana soignée et pars rustica organisée en cours et bâtiments utilitaires, et a été progressivement transformée jusqu'à sa déchéance aux époques tardives. De multiples artefacts remarquables provenant de la villa et du vicus — casques, appliques en bronze, statues, céramiques et objets d'usage — confirment la richesse matérielle et la diversité des activités du site. Le parc poursuit des opérations de recherche, de conservation et d'animation : restitution de métiers, jardins historiques et dispositifs d'interprétation visent à transmettre la longue histoire du lieu au public. La confrontation des choix français et allemands, associée à une politique scientifique continue, fait de Bliesbruck-Reinheim un exemple de valorisation transfrontalière du patrimoine archéologique.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.