Site archéologique de Castetbieilh à Saint-Lézer dans les Hautes-Pyrénées
Patrimoine classéSites archéologique
Site archéologique de Castetbieilh à Saint-Lézer
Castetbieilh
65500 Saint-Lézer
Propriété privée
Frise chronologique
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
…
1000
1100
…
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIe siècle
Fondation légendaire
Fondation légendaire VIe siècle (≈ 650)
Fondation attribuée à saint Lézer selon la légende.
1064
Don à Cluny
Don à Cluny 1064 (≈ 1064)
Le monastère est donné à l'ordre de Cluny.
1569
Destruction partielle
Destruction partielle 1569 (≈ 1569)
Destruction du site par les troupes de Montgomery lors des guerres de Religion.
XVIIe et XVIIIe siècles
Travaux de restauration
Travaux de restauration XVIIe et XVIIIe siècles (≈ 1850)
Campagnes de travaux pour restaurer le site.
XVIIIe siècle
Construction du prieuré
Construction du prieuré XVIIIe siècle (≈ 1850)
Édification d'un prieuré sur le site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures, dallage de la cuisine et salon de l'ancien prieuré (cad. B 228) : inscription par arrêté du 4 juin 1987 ; Parcelles B 190 à 192, 203, 205 à 222, 224, 228 à 232, 768 à 776, ZA 32 à 40, ZB 8, 4, 9, 13, 181 et ensemble des chemins ruraux qui traversent ces parcelles : inscription par arrêté du 3 février 1994
Personnages clés
Saint Lézer
Fondateur légendaire du monastère au VIe siècle.
Montgomery
Chef des troupes qui détruisirent le site en 1569.
Origine et histoire du site archéologique
Le site du Castetbieilh correspond à l'ancien castrum Bigorra, qui fut le siège de l'évêché de Tarbes dans l'Antiquité, et comprend un prieuré daté du XVIIIe siècle. La légende attribue la fondation du monastère au VIe siècle par saint Lézer. En 1064, il est donné à l'ordre de Cluny. En 1569, lors des guerres de Religion, les troupes de Montgomery détruisent complètement l'ensemble, sauf l'église. Le monument fait l'objet de plusieurs campagnes de travaux aux XVIIe et XVIIIe siècles. À la Révolution, les moines sont dispersés et l'abbaye vendue comme bien national. Sur le plan architectural, une aile de plain‑pied abritant le salon et la cuisine des moines s'appuie perpendiculairement à un bâtiment plus important, dans le prolongement duquel se trouve l'église ; un passage qui assurait la communication entre les deux corps est aujourd'hui muré. Le salon est décoré de moulurations, de guirlandes, de médaillons et de rubans ; le trumeau de la cheminée porte un médaillon figurant les clés de saint Pierre et l'épée de saint Jacques.