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Site archéologique de Castetbieilh à Saint-Lézer dans les Hautes-Pyrénées

Patrimoine classé Sites archéologique

Site archéologique de Castetbieilh à Saint-Lézer

    Castetbieilh
    65500 Saint-Lézer
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
600
700
1000
1100
1500
1600
1700
1800
1900
2000
VIe siècle
Fondation légendaire
1064
Don à Cluny
1569
Destruction partielle
1789
Dispersion des moines
XVIIe-XVIIIe siècles
Travaux de reconstruction
1987 et 1994
Classements MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures, dallage de la cuisine et salon de l'ancien prieuré (cad. B 228) : inscription par arrêté du 4 juin 1987 ; Parcelles B 190 à 192, 203, 205 à 222, 224, 228 à 232, 768 à 776, ZA 32 à 40, ZB 8, 4, 9, 13, 181 et ensemble des chemins ruraux qui traversent ces parcelles : inscription par arrêté du 3 février 1994

Personnages clés

Saint Lézer - Fondateur légendaire Aura donné son nom au monastère.
Montgomery - Chef militaire protestant Détruisit le prieuré en 1569.

Origine et histoire

Le site de Castetbieilh, situé à Saint-Lézer dans les Hautes-Pyrénées, est l’ancien castrum Bigorra, siège de l’évêché de Tarbes durant l’Antiquité. Selon la légende, un monastère y fut fondé au VIe siècle par saint Lézer lui-même. Ce lieu devint un prieuré influent, donné à l’ordre de Cluny en 1064. Son histoire fut marquée par des destructions, notamment en 1569 lors des guerres de Religion, où seules l’église et quelques vestiges survécurent.

Au XVIIe et XVIIIe siècles, le prieuré subit plusieurs campagnes de travaux, transformant ses bâtiments. L’aile principale, abritant le salon et la cuisine des moines, présente des décors baroques (moulures, médaillons, symboles religieux comme les clés de saint Pierre). À la Révolution, les moines furent dispersés et l’abbaye vendue comme bien national, scellant son déclin institutionnel.

Les vestiges protégés aujourd’hui incluent les façades, toitures, et le dallage du salon et de la cuisine, classés en 1987 et 1994. Le site illustre ainsi une stratification historique, de l’Antiquité tardive à la période moderne, en passant par des phases de reconstruction et de sécularisation.

Liens externes