Frise chronologique
51 av. J.-C.
Siège d'Uxellodunum
Siège d'Uxellodunum
51 av. J.-C. (≈ 100 av. J.-C.)
Dernière bataille de la guerre des Gaules.
1865
Premières fouilles
Premières fouilles
1865 (≈ 1865)
Bassin dégagé par Jean-Baptiste Cessac.
1997-2005
Fouilles modernes
Fouilles modernes
1997-2005 (≈ 2001)
Dirigées par Jean-Pierre Girault.
26 avril 2001
Reconnaissance officielle
Reconnaissance officielle
26 avril 2001 (≈ 2001)
Identification du Puy d'Issolud comme Uxellodunum.
29 novembre 2010
Protection du site
Protection du site
29 novembre 2010 (≈ 2010)
Inscription aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les parcelles AH 170 à 176, 474 à 477, 203, 579 à 584 : inscription par arrêté du 29 novembre 2010
Personnages clés
| Jules César - Général romain |
Ordonna le siège d'Uxellodunum. |
| Drappès - Chef gaulois sénon |
Dirigea la résistance à Uxellodunum. |
| Lucterios - Chef gaulois cadurque |
Allié de Drappès pendant le siège. |
| Jean-Baptiste Cessac - Archéologue (XIXe s.) |
Premières fouilles en 1865. |
| Jean-Pierre Girault - Archéologue moderne |
Dirigea les fouilles de 1997 à 2005. |
| Napoléon III - Empereur et mécène |
Finança les premières recherches. |
Origine et histoire
Le site archéologique de la fontaine de l'Oulié, près de Saint-Denis-lès-Martel, est associé à la dernière bataille de la guerre des Gaules en 51 av. J.-C. Il marque la fin de la résistance gauloise face aux légions romaines de Jules César. Les fouilles ont révélé des vestiges de tranchées romaines et des armements typiques de cette période, confirmant son rôle dans le siège d'Uxellodunum.
Selon les Commentaires sur la Guerre des Gaules (Livre VIII), après la chute d'Alésia, les chefs gaulois Drappès et Lucterios se réfugièrent dans l'oppidum d'Uxellodunum. César ordonna son encerclement et la privation d'eau des assiégés en construisant un terrassement (agger) et une tour de 10 étages. Les Gaulois, assoiffés, durent capituler. César fit alors couper les mains des combattants survivants.
Les fouilles modernes (1997-2005) dirigées par Jean-Pierre Girault ont confirmé l'emplacement de la source asséchée par les Romains et mis au jour des armes (flèches, traits de catapulte) datées du Ier siècle av. J.-C. Le bassin initialement identifié par Cessac en 1865 fut réévalué : la source se situerait 15 m plus bas, près d’un ancien lavoir. En 2001, le ministère de la Culture valida officiellement l’identification du Puy d’Issolud comme Uxellodunum.
Le site, inscrit aux monuments historiques en 2010, conserve des traces des galeries souterraines romaines et des fortifications gauloises. Bien que certains historiens contestent encore cette localisation, les découvertes archéologiques (couche scellée du Ier siècle av. J.-C., armements) en font un référent pour l’étude de la fin de la guerre des Gaules. Les recherches se poursuivent pour localiser les camps romains et le système de circonvallation.
Le matériel exhumé (clous de sandales, projectiles) et les études balistiques (1996-2006) ont permis de reconstituer les positions de la tour romaine et des machines de guerre. Ces éléments, présentés lors de colloques internationaux, ont renforcé la crédibilité du site comme théâtre du dernier affrontement entre César et les Cadurques, peuple gaulois propriétaire de l’oppidum.