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Site archéologique de la grotte de Montconfort à Saint-Martory en Haute-Garonne

Patrimoine classé
Sites archéologique

Site archéologique de la grotte de Montconfort à Saint-Martory

    21 Avenue de Toulouse
    31360 Saint-Martory
Propriété privée

Frise chronologique

Paléolithique
Mésolithique
Néolithique
Âge du Bronze
Âge du Fer
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1505000 av. J.-C.
1504900 av. J.-C.
0
1800
1900
2000
Paléolithique supérieur (Magdalénien)
Période principale d'occupation
1882
Première fouille archéologique
1980-1985
Découverte des gravures pariétales
1992
Réalisation d'un moulage des gravures
8 février 1993
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Parcelle B 308 pour le sol, le sous-sol et en conséquence l'ensemble des cavités situées en-dessous de ladite parcelle : inscription par arrêté du 9 février 1993

Personnages clés

L. Darbas - Conservateur du musée Labit Premier fouilleur du site en 1882.
Jean-Paul Huot - Découvreur des gravures Identifie le bison gravé entre 1980 et 1985.
N. Aujoulat - Spécialiste en art pariétal Attribue les gravures au Magdalénien moyen (1990).
Hugo Obermaier - Préhistorien cité par Burkitt Évoque un crâne humain solutréen.

Origine et histoire

La grotte de Montconfort, aussi appelée grotte de Montpezat, est un site archéologique magdalénien (Paléolithique supérieur) situé à Saint-Martory, en Haute-Garonne, dans la région Occitanie. Elle se distingue comme la grotte ornée la plus septentrionale de la vallée de la Garonne, associée à une occupation préhistorique et à un art pariétal accessible à la lumière naturelle, à l’instar de la grotte de Gourdan. Son porche, orienté sud–sud-est, s’ouvre largement sur la vallée (5 × 3 m), prolongé par un vestibule de 10 m et un couloir étroit de 1 m de large, pour une profondeur totale de 16 m.

La grotte, creusée dans un calcaire du Sénonien (Maastrichtien moyen, ~72-66 Ma), se trouve dans le massif des Petites Pyrénées, marqué par une faille est-ouest. Elle est connue depuis 1882, date de ses premières fouilles par L. Darbas, alors conservateur du musée Labit à Toulouse. Le site a livré des outils magdaléniens (lames, sagaies de type Lussac-Angles, grattoirs en silex) et des foyers, témoignant de liens entre l’Aquitaine et les régions méridionales (Pyrénées, Quercy, Cantabrique).

Les gravures pariétales, découvertes entre 1980 et 1985 par Jean-Paul Huot, incluent un bison de 70 × 40 cm gravé sur la paroi gauche, partiellement érodé par des phénomènes naturels (gélifraction, bactéries). Attribuées au Magdalénien moyen par N. Aujoulat (1990), elles sont éclairées par la lumière naturelle. Un moulage du panneau a été réalisé en 1992 par l’Association pour le Développement de la Préhistoire en Midi-Pyrénées. La grotte, inscrite aux monuments historiques depuis 1993, est aujourd’hui fermée au public et protégée par une grille.

Un crâne humain utilisé comme récipient, mentionné par Hugo Obermaier et cité par Burkitt, suggère une occupation solutréenne, bien que cette attribution reste discutée. Le site voisin, la grotte de la Tourasse (ou grotte de Montpezat), se situe à 1 km au nord-est, près de l’ancien château de Montpezat, sur un promontoire dominant la Garonne. Ces deux grottes illustrent l’importance préhistorique de cette zone, marquée par des occupations successives et un art rupestre rare dans les Pyrénées.

La protection du site, effective depuis le 8 février 1993, couvre la parcelle B 308 (sol, sous-sol et cavités). Les fouilles et études ultérieures, comme celles d’É. Boche (2005) ou N. Aujoulat (1990), ont confirmé son rôle clé dans la compréhension des échanges culturels et artistiques du Magdalénien. La grotte reste un témoignage exceptionnel de la vie préhistorique dans le sud-ouest de la France, associant habitat, art et outils en un même lieu.

Liens externes