Frise chronologique
1831
Première mention connue
Première mention connue
1831 (≈ 1831)
Signalée par Jacques-Antoine Delpon comme découverte récente.
1890
Exploration par Édouard-Alfred Martel
Exploration par Édouard-Alfred Martel
1890 (≈ 1890)
Première étude systématique de la grotte.
1923
Fouilles majeures par Armand Viré
Fouilles majeures par Armand Viré
1923 (≈ 1923)
Découverte de vestiges hallstattiens (900-500 av. J.-C.).
1963
Découverte des peintures rupestres
Découverte des peintures rupestres
1963 (≈ 1963)
Identifiées par le Spéléo-club de Saint-Céré.
14 avril 1994
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
14 avril 1994 (≈ 1994)
Protection officielle des parcelles A 128 et 129.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parcelles A 128 et 129 : inscription par arrêté du 14 avril 1994
Personnages clés
| Jacques-Antoine Delpon - Historien local |
Premier à mentionner la grotte en 1831. |
| Édouard-Alfred Martel - Spéléologue et explorateur |
A étudié la grotte en 1890. |
| Armand Viré - Archéologue |
Dirigea les fouilles de 1923. |
| Comtesse Georgina Murat - Mécène et archéologue |
Participe aux fouilles de 1923. |
| Dr Cadiergues - Médecin et archéologue |
Découvrit des inscriptions sur poterie. |
| Michel Lorblanchet - Préhistorien |
A daté les peintures du Paléolithique. |
Origine et histoire
La grotte du Cuzoul des Brasconnies est une grotte préhistorique située dans le Lot, sur la commune de Blars, en Occitanie. Propriété privée et non accessible au public, elle a été découverte au début du XIXe siècle et explorée par plusieurs archéologues, dont Édouard-Alfred Martel en 1890. Ses fouilles, menées notamment par Armand Viré et la comtesse Georgina Murat à partir de 1923, ont révélé des vestiges datés de la période de Hallstatt (900-500 av. J.-C.), comme des tessons de poterie et une pointe de lance en fer.
La grotte se compose d’un entonnoir d’érosion menant à une antichambre et à une grande salle, appelée salle Georgina, reliée à une salle inférieure par un puits vertical. En 1963, des peintures rupestres y furent découvertes par le Spéléo-club de Saint-Céré, bien que leur datation reste débattue : Michel Lorblanchet les attribue au Paléolithique supérieur, tandis que l’abbé Glory les situe plutôt à l’Âge des métaux, probablement durant la période hallstattienne.
La grotte a été inscrite aux monuments historiques le 14 avril 1994 pour ses vestiges archéologiques et son intérêt préhistorique. Sa proximité avec la grotte ornée du Pech Merle, dans la vallée du Célé, renforce son importance dans l’étude des occupations humaines anciennes en Quercy. Les fragments de poterie portant des inscriptions protohistoriques, découverts par le Dr Cadiergues, témoignent également de son occupation durant l’Âge du fer.
Les fouilles successives ont mis en lumière une occupation gauloise intense, marquée par des objets du quotidien et des traces d’art pariétal. Malgré son exploration répétée, la grotte conserve des mystères, notamment sur l’origine exacte de ses peintures et leur lien avec les cultures locales de l’époque. Aujourd’hui, son accès reste restreint, préservant ainsi son intégrité archéologique.