Frise chronologique
1827
Première découverte fortuite
Première découverte fortuite
1827 (≈ 1827)
Mosaïque trouvée lors du creusement d’un lavoir.
1921-1939
Fouilles majeures
Fouilles majeures
1921-1939 (≈ 1930)
Dirigées par Jules Formigé et Pierre Tauziac.
1926 et 1935
Classement monument historique
Classement monument historique
1926 et 1935 (≈ 1935)
Protection officielle du site archéologique.
Années 1950
Restauration des mosaïques
Restauration des mosaïques
Années 1950 (≈ 1950)
Utilisation de matériaux modernes pour conservation.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Pierre Tauziac - Archéologue amateur et instituteur |
Découvreur et fouilleur du site au XIXᵉ-XXᵉ siècles. |
| Jules Formigé - Architecte en chef des Beaux-Arts |
Dirigea les fouilles de 1921 à 1939. |
| Auguste Conil - Directeur de la société archéologique de Bordeaux |
Collabora aux fouilles et inventoria les trouvailles. |
| Catherine Balmelle - Archéologue spécialiste |
Rattache la villa aux demeures aristocratiques d’Aquitaine. |
| Pierre Grimal - Directeur de la circonscription archéologique |
Affina la chronologie des constructions dans les années 1950. |
Origine et histoire
La villa gallo-romaine de Montcaret, située dans le département de la Dordogne, est un vestige archéologique majeur classé monument historique. Découverte progressivement depuis le XIXe siècle, elle révèle une occupation luxueuse entre les IVe et Ve siècles, attestée par ses mosaïques et ses thermes privés. Les fouilles systématiques, menées entre 1921 et 1939 sous la direction de Jules Formigé, ont mis au jour une partie résidentielle aristocratique, avec des salles de réception et des installations thermales ornées de décors mosaïqués rares dans la région.
Les premières traces d’occupation remontent au Ier siècle, avec des vestiges d’un complexe thermal détruit au IIIe siècle, puis reconstruit et embelli au IVe siècle. Les mosaïques, dont certaines représentent des motifs marins dans la piscine, ainsi que des objets comme une assiette paléstinienne du VIe siècle, témoignent d’une occupation tardive et de liens commerciaux lointains. Le site, partiellement fouillé, conserve aussi des traces d’une réutilisation médiévale, avec des tombes mérovingiennes installées dans les ruines.
Le site doit une partie de sa redécouverte à Pierre Tauziac (1866–1941), instituteur et archéologue amateur, qui alerta les autorités après des découvertes fortuites au XIXe siècle. Les fouilles révélèrent aussi des dépendances agricoles, comme des cuves viticoles du VIe siècle, confirmant le caractère résidentiel et économique de la villa. Aujourd’hui, les vestiges et leur musée adjacent sont ouverts au public, offrant un aperçu exceptionnel de l’aristocratie aquitaine durant l’Antiquité tardive.
Les études ultérieures, notamment celles de Pierre Grimal dans les années 1950, ont affiné la chronologie du site, identifiant trois phases de construction. La collection Tauziac, donnée à l’État, regroupe des objets trouvés avant et pendant les fouilles, bien que leur provenance exacte reste parfois incertaine. Les mosaïques, restaurées dans les années 1950, sont protégées par des abris modernes et illustrent le faste des demeures aquitaines de l’époque.
La villa s’inscrit dans un paysage stratégique, à 30 mètres d’altitude sur les contreforts dominant la Dordogne, à proximité d’une voie antique reliant Bordeaux à Périgueux. Son approvisionnement en eau était assuré par des sources résurgentes, et sa position la protégeait des inondations. Ce contexte géographique, associé à ses richesses archéologiques, en fait un témoin clé de l’occupation romaine en Aquitaine.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Ouverture annuelle : Ouvert toute l'année sauf le samedi
Contact organisation : 05 53 58 50 18