Frise chronologique
Néolithique récent / Chalcolithique
Construction du dolmen
Construction du dolmen
Néolithique récent / Chalcolithique (≈ 4100 av. J.-C.)
Période d'édification estimée pour le monument.
29 février 2012
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
29 février 2012 (≈ 2012)
Protection officielle du site archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le site archéologique (cad. à l'intersection des parcelles AR 183, 184, 185 et 186, lieudit Pierre Levée) : inscription par arrêté du 29 février 2012
Origine et histoire
Le dolmen des Barrières n° 3, aussi appelé Pierre Levée, est un site archéologique situé sur la commune de Miers, dans le département du Lot (Occitanie). Ce monument funéraire, édifié à la fin du Néolithique ou au Chalcolithique, se distingue par ses dimensions imposantes et l’état de conservation exceptionnel de ses éléments architecturaux. La chambre funéraire, fermée par des orthostates dépassant 1,50 mètre, est recouverte d’une dalle reposant sur des supports soigneusement régularisés. Une dalle de chevet taillée avec précision ferme parfaitement l’espace, tandis qu’un vestibule, formé de deux dalles parallèles, ouvre la chambre vers le sud-est. L’ensemble est intégré dans un cairn de deux mètres de haut et plus de quarante mètres de long.
Le site a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 29 février 2012, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les fouilles et études menées soulignent l’importance de ce dolmen dans le paysage mégalithique du Lot, où il témoigne des pratiques funéraires et des savoir-faire architecturaux des sociétés néolithiques et chalcolithiques de la région. La régularité des orthostates et la précision de l’assemblage suggèrent une maîtrise technique avancée, ainsi qu’une volonté de pérennité pour ce lieu de sépulture collective.
Le dolmen s’insère dans un contexte régional marqué par la présence de nombreux sites mégalithiques, reflétant une occupation humaine dense et organisée durant ces périodes. Ces monuments servaient non seulement de lieux de sépulture, mais aussi de marqueurs territoriaux et symboliques pour les communautés locales. Leur construction impliquait une coopération sociale importante, ainsi qu’une connaissance approfondie des matériaux disponibles et des techniques de taille et d’assemblage de la pierre.