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Site archéologique du Premier Silorit à Deneuvre en Meurthe-et-Moselle

Patrimoine classé Sites archéologique

Site archéologique du Premier Silorit à Deneuvre

    Le Bourg
    54120 Deneuvre
Propriété privée
Site archéologique du Premier Silorit à Deneuvre
Site archéologique du Premier Silorit à Deneuvre
Crédit photo : Pymouss - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
300
400
500
1900
2000
IIe siècle
Fondation de la bourgade
Fin IVe siècle
Abandon du site
1974–1984
Fouilles archéologiques
13 octobre 1998
Protection du site
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Site archéologique (cad. C 38 à 43, 58 à 65) : inscription par arrêté du 13 octobre 1998

Personnages clés

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Origine et histoire

Le site archéologique du Premier Silorit est une ancienne bourgade gallo-romaine située à Deneuvre, en Meurthe-et-Moselle (région Grand Est). Fondée au IIe siècle et abandonnée à la fin du IVe siècle, elle occupait une position stratégique sur un axe antique traversant la vallée de la Meurthe. Son rôle était à la fois religieux et artisanal, reflétant l’importance des échanges et des pratiques cultuelles dans la région à l’époque romaine.

Les fouilles menées entre 1974 et 1984 ont révélé un sanctuaire dédié à Hercule, composé de cinq bassins rituels alimentés par deux sources et reliés par des canalisations en bois ou en pierre. Ces aménagements, conçus pour résister aux intempéries, étaient entourés d’une centaine de stèles en grès local représentant Hercule avec sa massue et sa peau de lion. Ces ex-votos, offrandes des pèlerins, délimitaient l’espace sacré et témoignent de l’importance du culte herculéen en Gaule romaine.

L’eau jouait un rôle central dans les rituels, servant de médium pour entrer en contact avec la divinité. Des traces de statues brisées et d’incendies sur le site suggèrent un déclin lié à l’essor du christianisme aux IVe–Ve siècles. Le mobilier archéologique, incluant le plus important corpus de statuaire religieuse gallo-romaine de Lorraine, a justifié son inscription aux monuments historiques en 1998.

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