Site archéologique et substructions d'un sanctuaire primitif à Valle-di-Rostino en Haute-corse

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art préroman Eglise romane

Site archéologique et substructions d'un sanctuaire primitif

  • Le village
  • 20235 Valle-di-Rostino
Église Santa Maria di Riscamone de Valle-di-Rostino
Site archéologique et substructions dun sanctuaire primitif
Site archéologique et substructions dun sanctuaire primitif
Site archéologique et substructions dun sanctuaire primitif
Site archéologique et substructions dun sanctuaire primitif
Crédit photo : azezu - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
500
600
900
1000
1100
1200
1300
1900
2000
Ve siècle
Édification initiale
VIe au IXe siècle
Reconstruction et agrandissement
XIIe siècle
Aspect définitif
1956
Fouilles archéologiques
15 mai 1991
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Site archéologique et substructions d'un sanctuaire primitif (cad. G 4) : classement par arrêté du 15 mai 1991

Personnages clés

Geneviève Moracchini-Mazel Archéologue ayant mené les premières fouilles en 1956.
Philippe Pergola Archéologue responsable des fouilles récentes.

Origine et histoire de l'Église Santa Maria di Riscamone

Le site archéologique de Santa Maria di Riscamone, à Valle-di-Rostino (Haute-Corse), réunit les ruines de la chapelle et du baptistère ainsi que les substructions d'un sanctuaire primitif ; il est classé monument historique par arrêté du 15 mai 1991. Implanté sur une occupation romaine, l'emplacement a accueilli une église édifiée au Ve siècle. Cet édifice a été reconstruit et agrandi entre le VIe et le IXe siècle, avant de prendre son aspect définitif au XIIe siècle. À quelques mètres se dresse le baptistère octogonal de Saint-Jean-Baptiste, également daté du XIIe siècle. Le site a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles, la première connue étant celle de Geneviève Moracchini-Mazel en 1956. La fouille la plus récente, conduite par Philippe Pergola, a mis en évidence les vestiges d'une seconde structure à abside parallèle à l'église romane. L'église romane recouvre elle-même un premier édifice paléochrétien daté du VIe siècle. Dans le bâtiment à abside mitoyen, les archéologues ont retrouvé les restes d'une cuve baptismale cruciforme. Les éléments dégagés montrent que l'église et le baptistère visibles aujourd'hui ont été construits postérieurement aux structures paléochrétiennes. L'ensemble archéologique conserve ainsi des traces successives d'occupations et d'aménagements religieux et témoigne du rôle central de Santa Maria di Riscamone, qui fut l'église principale de la pieve de Rostino.

Liens externes