Site archéologique à Loupiac en Gironde

Site archéologique

  • 33410 Loupiac
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Crédit photo : Als33120 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
500
600
700
800
1100
1200
2000
Ier siècle
Construction initiale
IIIe siècle
Aménagement de la piscine
IVe - Ve siècle
Apogée de la villa
VIe - VIIe siècle
Abandon de la villa
Fin du XIe siècle - Début du XIIe siècle
Fondation du prieuré
2011
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le site archéologique, en totalité, figurant au cadastre section D, sur les parcelles 103, 106, 110, 1379 et 1522, conformément au plan annexé à l'arrêté : inscription par arrêté du 13 juin 2024

Personnages clés

Reinhold Dezeimeris Archéologue ayant signalé les mosaïques du site.
A. Pezat Archéologue ayant conduit des fouilles dans les années 1950 et 1970.
Jérôme Marian Archéologue ayant mené des fouilles entre 2004 et 2008.
Bernard de Ségur du Cros Donateur ayant permis la fondation du prieuré.

Origine et histoire

Le site archéologique de la villa gallo‑romaine de Loupiac, situé au lieu‑dit Saint‑Romain sur un coteau de la rive droite de la Garonne, conserve les vestiges de la résidence d'un propriétaire terrien aisé. La présence de vestiges gallo‑romains est connue depuis les années 1830‑1840 ; des structures ont été dégagées à partir des années 1950 et les fouilles ont repris en 2004. Des éléments de la première moitié du Ier siècle attestent d'un premier habitat qui a évolué en une demeure riche comportant péristyle, thermes et bassins. Au fil des campagnes, les recherches ont mis au jour un ensemble thermal complexe (caldarium, tepidarium, frigidarium), un vaste réseau de canalisation et surtout des tapis de mosaïques remarquables. Un changement important intervient au IIIe siècle avec l'aménagement d'une grande piscine bordée d'une galerie et l'ajout de salles chauffées par hypocauste. À la fin du IVe siècle et au Ve siècle, l'état de la demeure, avec galeries, une quinzaine de pièces, la piscine et des sols pavés de mosaïques, illustre les grandes villae antiques d'Aquitaine. La villa est abandonnée au VIe siècle ou au VIIe siècle ; un incendie est signalé au VIe siècle et le site est ensuite réutilisé par un prieuré bénédictin. Le prieuré, édifié à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle et dépendant de La Sauve‑Majeure, a laissé la chapelle et des éléments réemployés dans une maison adossée au XVIIIe siècle. L'appellation de la commune, formée à partir d'un nom de propriétaire et du suffixe -acum, a été interprétée comme le reflet de l'adaptation de la population locale à la langue romaine. Les mosaïques géométriques et végétales du site, signalées notamment par l'archéologue Reinhold Dezeimeris, ont fortement contribué à sa renommée. Les campagnes de fouilles du XXe siècle ont été conduites par A. Pezat dans les années 1950 et au début des années 1970, puis par Jérôme Marian entre 2004 et 2008, qui a publié ses résultats. Aujourd'hui la piscine et son environnement immédiat sont protégés par un hangar ; le site appartient à un viticulteur et sa mise en valeur est assurée par le Comité de Sauvegarde de la Villa Saint‑Romain, qui organise des visites guidées. Le site est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2011. Le domaine paraît avoir été à la fois un ensemble agricole et une villa de plaisance, situé dans la proche banlieue de Burdigala, accessible par voie maritime et terrestre et proche de deux sources ; un puits de huit mètres a été dégagé près de la chapelle. Les décors peints et mosaïqués ont été étudiés : on relève un décor mural de candélabres de style pompéien, un décor de plafond à figures géométriques attribué au début du IVe siècle, et des tapis de sol autour de la piscine présentant écailles, filets polychromes, tresses, cercles et carrés tangents, damiers polychromes, croix grecques et décors végétaux stylisés réalisés entre le IVe et le VIe siècle. Les fouilles récentes visaient à préciser, grâce au mobilier recueilli in situ, les modifications architecturales de la pars urbana jusqu'à son abandon et sa réaffectation aux VIe‑VIIe siècles. Les phases de construction identifiées montrent une évolution depuis un péristyle du Ier siècle, l'installation d'un premier complexe thermal dans la seconde moitié du Ier siècle, la mise en place d'un sol en tuileau, d'une colonnade et de bassins au IIe siècle, la transformation du bassin en second complexe thermal au IIIe siècle, des remblaiements et l'installation d'un puits au IVe siècle, puis la pose de sols en opus tessellatum et l'achèvement des aménagements de la piscine à la fin du IVe‑début du Ve siècle, enfin le comblement définitif du bassin au Ve siècle sans nouveaux aménagements jusqu'à l'abandon. Le prieuré, réemployant des matériaux de petit appareil de la villa, est fondé à la suite d'une donation de Bernard de Ségur du Cros ; la chapelle conservée présente des caractères romans et le cartulaire mentionne la présence d'un oratoire, de cellules, d'une domus, d'une cour et d'un jardin. Des vestiges d'aménagements au sud du chevet et du mur de façade semblent avoir été détruits lors de la construction d'une route au XVIIIe siècle, période à laquelle une demeure moderne remplace une partie du prieuré et la chapelle est transformée en chai ou en grange. Des visites guidées et des animations sont proposées par l'Association de sauvegarde de la villa de Saint‑Romain l'été, à la demande et lors des Journées du patrimoine ; des ateliers pédagogiques d'une demi‑journée sont régulièrement organisés pour les scolaires par le CLEM.

Liens externes