Déclassement des voies navigables 1954 (≈ 1954)
Fin du trafic commercial fluvial.
3 mai 1999
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 3 mai 1999 (≈ 1999)
Protection de l’écluse, maison et passerelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Structure maçonnée de l'écluse (cad. AE domaine public, non cadastré) ; maison éclusière (cad. AE 153) ; passerelle métallique de halage enjambant le canal d'Orléans (cad. AE domaine public, non cadastré) : inscription par arrêté du 3 mai 1999
Personnages clés
Robert Mahieu - Ingénieur et constructeur
Bâtit le premier tronçon (1676-1678).
Origine et histoire du Site d'écluse de Buges
Le site d'écluse de Buges, situé à Châlette-sur-Loing dans le Loiret, est une section clé du canal d'Orléans, marquant son débouché dans le canal du Loing. Long de 1 330 mètres, ce bief est encadré par les écluses de la Folie (amont) et de Buges (aval). Son origine remonte à 1676-1678, quand Robert Mahieu construisit un premier tronçon pour transporter bois et charbon entre Vieilles-Maisons-sur-Joudry et Buges. Le canal fut prolongé jusqu’à la Loire entre 1681 et 1687, puis inauguré en 1692, devenant un axe fluvial majeur entre Nantes et Paris (1 500 à 2 000 bateaux annuels). Nationalisé en 1793, il fut géré par une société privée (1807-1860) avant d’être confié aux Ponts et Chaussées en 1863.
Le site actuel comprend une écluse, une maison éclusière reconstruite vers 1820 (abritant logements et bureaux), une passerelle métallique de halage posée en 1884-1885, et un déversoir sur le Solin. Point de convergence des canaux de Briare, d’Orléans et du Loing depuis 1724, il fut déclassé des voies navigables en 1954. À proximité, subsistent des vestiges d’une papeterie fondée en 1738 (manufacture de l’Anglée), dont une roue à aube et une cheminée. Le site, inscrit aux Monuments Historiques en 1999, est aujourd’hui géré par le département du Loiret, tandis que le canal du Loing relève de Voies navigables de France.
Les bâtiments éclusiers, organisés autour de deux escaliers et couloirs distincts, incluaient autrefois un four commun (détruit entre 1990 et 1995) et des jardins potagers pour les employés. La passerelle métallique, similaire à celle de Nemours, enjambe le canal d’Orléans, tandis qu’une seconde passerelle et le déversoir complètent l’ensemble. Le hameau de Buges, accessible par la route départementale 240, conserve aussi des traces industrielles, comme les murs bas d’une usine détruite vers 2015, où des tables de pique-nique ont été installées. Ce patrimoine témoigne de l’âge d’or des transports fluviaux et de l’industrie papetière locale.