Site des roches gravées de la rivière Du Plessis

Site des roches gravées de la rivière Du Plessis

  • 97119 Baillif
Site des roches gravées de la rivière Du Plessis
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Site des roches gravées de la rivière Du Plessis
Site des roches gravées de la rivière Du Plessis
Site des roches gravées de la rivière Du Plessis
Site des roches gravées de la rivière Du Plessis
Crédit photo : Philippe Cosentino - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1886
Découverte du site
1917
Première protection
1995
Découverte supplémentaire
2013
Inscription monument historique
2014
Classement définitif
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'ensemble des roches gravées ainsi que le terrain d'assiette tel qu'il est figuré sur le plan annexé à l'arrêté (cad. Baillif AK 117 ; et dans le lit de la rivière Du Plessis, non cadastrée, domaine public, séparant les communes de Baillif et Vieux-Habitants) : inscription par arrêté du 22 novembre 2013

Personnages clés

Mathieu Guesde Découvreur du site en 1886
Louis Joseph Bouge Gouverneur ayant réalisé des relevés et photographies dans les années 1930
Roger Biays Assistant du gouverneur Bouge ayant participé aux relevés et photographies
Cornelis Dubelaar Chercheur ayant étudié le site en 1984
Alain Gilbert Chercheur ayant étudié le site en 1991 et 1995
G. Richard Chercheur ayant étudié le site en 1991 et 1995
Marcelle Pierrot Préfète ayant signé l'arrêté d'inscription des roches gravées en 2013

Origine et histoire

Le site des roches gravées de la rivière du Plessis se situe dans le lit de la rivière qui sépare les communes de Baillif et de Vieux-Habitants, en Guadeloupe, à environ 1,5 km du littoral. Connu depuis 1886, il a été découvert par Mathieu Guesde. Il s’agit d’un ensemble de blocs gravés et de polissoirs attribués à la période arawak, entre le Ier et le VIIe siècle. Les décomptes varient selon les études : certains évoquent 21 blocs portant 74 figures et neuf polissoirs, d’autres mentionnent 19 roches comportant au moins 147 gravures, dont deux avec polissoirs. Les représentations sont le plus souvent anthropomorphes, plus rarement zoomorphes ; elles vont de simples cupules évoquant un visage aux figures plus élaborées suggérant des masques ou des personnages dotés d’un corps. Certaines gravures sont stylisées par des traits et qualifiées de « fil de fer ». La localisation du site, autour d’un bassin et à proximité d’une cascade, a conduit à l’hypothèse d’un sanctuaire consacré à l’eau. Des relevés et photographies ont été réalisés dès les années 1930 par le gouverneur Louis Joseph Bouge et son assistant Roger Biays, puis étudiés par Cornelis Dubelaar en 1984 et par Alain Gilbert et G. Richard en 1991 et 1995. Le cyclone Marilyn, en 1995, a mis au jour un bloc supplémentaire couvert de gravures, de cupules et de polissoirs. Le site figurait déjà sur une liste de protection depuis le 26 mai 1917 ; les roches gravées avec leur terrain d’assiette ont été inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 22 novembre 2013 signé par la préfète Marcelle Pierrot. Une roche et son terrain sur un deuxième site ont fait l’objet d’un classement en 2014, classement effectif le 1er octobre 2014. Un panneau historique signale l’entrée du chemin menant aux roches gravées.

Liens externes

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