Construction de la villa IIᵉ–IVᵉ siècle ap. J.-C. (≈ 100)
Période d’édification et occupation principale
12 mai 2000
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 mai 2000 (≈ 2000)
Protection légale des vestiges et parcelles
2025
Dernière mise à jour documentaire
Dernière mise à jour documentaire 2025 (≈ 2025)
Actualisation des données patrimoniales
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Site gallo-romain en totalité, soit les vestiges en élévation plus le terrain (sol et sous-sol) sur lequel ils sont situés, à savoir l'ensemble de la parcelle WE 52 et la partie nord-ouest de la parcelle WE 51, circonscrite par une ligne droite reliant la pointe sud-est de la parcelle WE 52 à la pointe sud-ouest du chemin rural, dit "chemin du moulin de Penmarc'h" qui rejoint l'étang de Penmarc'h : inscription par arrêté du 12 mai 2000
Origine et histoire du site gallo-romain
Le site gallo-romain de Keradennec, situé à Saint-Frégant en Bretagne, est une courtyard villa datée des IIe–IVe siècles après J.-C. Organisée autour d’une cour rectangulaire, elle comprend quatre corps de bâtiments : un espace de réception au nord et une zone thermale à l’est, partiellement conservée (1,50 m de hauteur). Ses décors intérieurs, composés d’enduits peints et de stucs, témoignent d’un luxe rare pour l’époque en Armorique. Ce modèle architectural, inspiré des villas anglaises, en fait un exemple unique dans la région.
La villa a été classée Monument Historique par arrêté du 12 mai 2000, protégeant l’intégralité des vestiges en élévation ainsi que le sol et sous-sol des parcelles WE 52 et WE 51. Propriété communale, le site illustre l’implantation romaine en Bretagne, mêlant influences locales et standards impériaux. Son état de conservation exceptionnel permet d’étudier l’organisation spatiale et sociale des élites gallo-romaines en contexte armoricain.
Les fouilles et protections récentes (mise à jour en 2025) soulignent son importance patrimoniale. Le site, adossé à des voies anciennes comme le chemin du moulin de Penmarc’h, offre un éclairage sur les réseaux de communication et les pratiques agricoles de l’époque. Son inscription s’inscrit dans une volonté de préservation des traces matérielles de la romanisation en Bretagne occidentale.