Frise chronologique
Fin du Néolithique / Début Âge du bronze
Premières occupations
Premières occupations
Fin du Néolithique / Début Âge du bronze (≈ 2770 av. J.-C.)
Traces d'habitat protohistorique sur le site.
Fin de l'Âge du fer (avant 52 av. J.-C.)
Capitale des Coriosolites
Capitale des Coriosolites
Fin de l'Âge du fer (avant 52 av. J.-C.) (≈ 50 av. J.-C.)
Développement de l'oppidum gaulois avant la conquête romaine.
Période augustéenne (début Ier siècle apr. J.-C.)
Urbanisation gallo-romaine
Urbanisation gallo-romaine
Période augustéenne (début Ier siècle apr. J.-C.) (≈ 104)
Construction du temple de Mars et du réseau viaire.
Ier siècle apr. J.-C.
Apogée de Fanum Martis
Apogée de Fanum Martis
Ier siècle apr. J.-C. (≈ 150)
Superficie de 100 hectares, sanctuaires et domus.
IIIe–IVe siècles
Déclin et changement toponymique
Déclin et changement toponymique
IIIe–IVe siècles (≈ 450)
Fanum Martis devient Corseul, résurgence identitaire gauloise.
1840
Classement du temple de Mars
Classement du temple de Mars
1840 (≈ 1840)
Premier classement Monument Historique pour le sanctuaire.
1995
Protection de Monterfil
Protection de Monterfil
1995 (≈ 1995)
Inscription des vestiges de la réserve archéologique.
1997
Nouveaux classements
Nouveaux classements
1997 (≈ 1997)
Extension de la protection aux structures urbaines gallo-romaines.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Vestiges archéologiques gallo-romains de la réserve de Monterfil, ainsi que le terrain sur lequel ils sont situés (cad. AB 79, 80) : inscription par arrêté du 19 juillet 1995
Personnages clés
| Jules César - Conquérant et chroniqueur |
Cite les Coriosolites dans *La Guerre des Gaules* (57 av. J.-C.). |
| Auguste - Empereur romain |
Impulse l’urbanisation de Fanum Martis après la conquête. |
| Colbert de Beaulieu - Archéologue |
Fouilles en 1961, sans trace d’établissement pré-romain majeur. |
Origine et histoire
Le site archéologique de Corseul, situé dans les Côtes-d'Armor en Bretagne, est un ensemble protohistorique et gallo-romain d’une superficie de près de 100 hectares à son apogée. Occupé dès la fin du Néolithique et l’Âge du bronze, il devient la capitale administrative et religieuse des Coriosolites, un peuple gaulois cité par Jules César. À l’époque gallo-romaine, la cité, nommée Fanum Martis (« Temple de Mars »), est attestée sur la Table de Peutinger et connaît un déclin progressif à partir du début de l’ère chrétienne.
Les fouilles ont révélé des vestiges majeurs, dont le sanctuaire dédié à Mars au Haut-Bécherel, classé Monument Historique en 1840. Ce temple octogonal, construit au Ier siècle apr. J.-C., était entouré d’un ensemble sacré d’un hectare. D’autres découvertes incluent des domus (comme celle du Clos-Mulon), des thermes, une colonne dédiée à Jupiter, et une nécropole du Bas-Empire au Courtil Saint-Antoine. Ces vestiges illustrent l’urbanisation planifiée sous Auguste et l’importance religieuse et politique de la cité.
Le lieu-dit Monterfil, à l’est de Corseul, a livré un mobilier archéologique remarquable, notamment des céramiques sigillées ornées de motifs uniques (scènes de chasse, gladiateurs, motifs végétaux). Une voie romaine, reliant Fanum Martis à Tours (Cæsarodunum), traverse le site, confirmant son rôle de carrefour régional. Les prospections ont aussi mis au jour des moules monétaires, des ex-voto en bronze (comme un Harpocrate), et des sépultures à inhumation datées jusqu’au haut Moyen Âge.
La toponymie évolue avec le déclin de l’Empire romain : Fanum Martis devient Corseul aux IIIe–IVe siècles, reflétant une résurgence des identités gauloises locales. Le site, fouillé depuis le XIXe siècle, bénéficie de protections successives (classements de 1840 et 1997). Les réserves archéologiques, comme celle de Monterfil (inscrite en 1995), préservent des vestiges de bâtiments artisanaux, de voiries, et d’infrastructures datés du Ier au IVe siècle.
Les analyses archéométriques ont révélé des techniques de construction originales, comme les « marques digitées » sur les briques des tombes du Courtil Saint-Antoine. Ces détails, associés aux inscriptions latines et aux artefacts (monnaies, objets votifs), témoignent d’une société gallo-romaine dynamique, mêlant traditions locales et influences romaines. Le déclin de Corseul s’inscrit dans un contexte plus large de transformation des capitales de cités en Gaule tardive.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.