Première mention écrite XVIe siècle (≈ 1650)
Description par le chanoine Moreau.
1810
Dégâts visibles
Dégâts visibles 1810 (≈ 1810)
Murs réduits à 2 mètres.
Années 1950
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques Années 1950 (≈ 1950)
Murs à 1 mètre de haut.
12 mai 2000
Protection du site
Protection du site 12 mai 2000 (≈ 2000)
Arrêté d’inscription aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble du site gallo-romain comprenant les vestiges en élévation ou non ainsi que le terrain sur lequel ils sont établis (sol et sous-sol) , soit l'extrémité de la parcelle ZA 10 limitée par une ligne allant du point d'intersection entre les parcelles ZA 10, 14 et 12 au point d'intersection entre les parcelles ZA 8, 10 et 11, la totalité de la parcelle ZA 11, la totalité de la parcelle ZA 12, la parcelle ZA 196 (à l'exclusion des bâtiments modernes) , la parcelle ZA 197 sur une largeur de trente mètres à partir du côté est du bâtiment gallo-romain, la totalité de la parcelle ZA 198 et la totalité de la parcelle ZA 199, plus le chemin rural non cadastré situé entre les parcelles ZA 196-197 et ZA 198-199 : inscription par arrêté du 12 mai 2000
Personnages clés
Chanoine Moreau - Historien local
A décrit le site au XVIe siècle.
P. Merlat - Archéologue ou historien
Propose l’hypothèse du *castrum*.
Origine et histoire
Le site gallo-romain de Trouguer, situé à l’extrémité nord-ouest de Cléden-Cap-Sizun, se trouve au croisement de deux anciennes voies romaines : l’une reliant Douarnenez, l’autre menant vers la baie des Trépassés. Les fouilles ont révélé un quadrilatère de 120 mètres de côté, dont il ne subsiste aujourd’hui qu’un pan de mur de dix mètres, construit en petit appareil cubique aggloméré avec un ciment très dur. Les objets découverts, tels que des armes, des céramiques, des monnaies, des verres et des statuettes de bronze, suggèrent une occupation importante. Parmi ces artefacts, une statuette d’homme nu tenant un sceptre et un canard pourrait représenter une divinité locale.
L’interprétation du site varie selon les experts : certains y voient un castrum du Bas-Empire, en raison de la présence d’armes, tandis que d’autres penchent pour un sanctuaire gallo-romain. Les vestiges, mentionnés dès le XVIe siècle par le chanoine Moreau, ont subi une dégradation progressive. Les murailles, hautes de six mètres au XVIe siècle, n’en mesuraient plus que deux en 1810 et un seul mètre lors des fouilles des années 1950, probablement en raison des activités agricoles locales. En 1977, une portion des murailles a pu être photographiée, mais en 2020, la végétation avait recouvert le site, rendant toute observation difficile.
Le site a été protégé par un arrêté du 12 mai 2000, couvrant les vestiges en élévation ou non, ainsi que les parcelles environnantes. Bien que la propriété soit partagée entre des particuliers et la commune, son état actuel et son accessibilité restent limités par l’absence de visibilité des structures et la reprise de la végétation. Les découvertes archéologiques et les descriptions historiques en font un témoignage rare de l’occupation gallo-romaine en Bretagne, bien que son usage exact (militaire, religieux ou autre) continue de faire débat parmi les spécialistes.