Crédit photo : Édouard Hue (User:EdouardHue) - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
…
1800
1900
2000
Fin du Ier siècle - Fin du IVe siècle
Période d'occupation du vicus
Période d'occupation du vicus Fin du Ier siècle - Fin du IVe siècle (≈ 195)
Développement du site commercial et portuaire.
1840
Destruction partielle
Destruction partielle 1840 (≈ 1840)
Élargissement du chemin de halage.
1846
Hypothèse thermale
Hypothèse thermale 1846 (≈ 1846)
Article évoquant un établissement thermal.
1884
Fouilles de Trémaudan
Fouilles de Trémaudan 1884 (≈ 1884)
Première campagne archéologique documentée.
Début du XIXe siècle
Premières observations
Premières observations Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Structures maçonnées encore visibles dans le paysage.
1975
Prospections aériennes
Prospections aériennes 1975 (≈ 1975)
Découverte du plan partiel par Loïc Langouët.
14 mars 2000
Protection du site
Protection du site 14 mars 2000 (≈ 2000)
Inscription des vestiges en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Site gallo-romain en totalité, soit les vestiges plus le terrain (sol et sous-sol) sur lequel ils sont situés, à savoir l'ensemble de la parcelle D 647, plus les parcelles D 1485 et 1487 sur une largeur de 100 mètres à partir du chemin de halage : inscription par arrêté du 14 mars 2000
Personnages clés
M. de Trémaudan - Archéologue
Dirige les fouilles en 1884.
Loïc Langouët - Prospecteur aérien
Révèle le plan du site en 1975.
Origine et histoire du site gallo-romain
Le site gallo-romain des Boissières, situé à Taden sur la rive droite de la Rance, est un vaste ensemble archéologique daté entre la fin du Ier et la fin du IVe siècle. Il comprend un grand bâtiment de 96 mètres de long sur 46 mètres de large, ainsi que des structures annexes comme des entrepôts, des temples, et des traces d’un possible établissement thermal. Les vestiges, partiellement conservés sous des talus, incluent des hypocaustes, des enduits peints, de la céramique et des monnaies, suggérant une occupation dense liée au commerce et au transport fluvial vers Corseul, via la voie romaine Corseul-Avranche.
Les premières observations du site remontent au début du XIXe siècle, avec des descriptions de murs en petit appareil détruits lors de l’élargissement du chemin de halage en 1840. En 1846, un article de presse évoque un établissement thermal potentiel, tandis qu’en 1884, M. de Trémaudan mène des fouilles. À partir de 1975, des prospections aériennes dirigées par Loïc Langouët révèlent le plan partiel du bâtiment principal et deux temples adjacents. Ces découvertes confirment l’hypothèse d’un vicus (petite agglomération) à vocation commerciale et portuaire, actif pendant près de quatre siècles.
Le site, protégé en totalité par arrêté du 14 mars 2000, couvre plusieurs parcelles dont la D 647 et des portions des D 1485 et 1487, sur une bande de 100 mètres depuis le chemin de halage. Les vestiges, aujourd’hui partiellement visibles, témoignent de l’importance stratégique de la Rance comme axe de communication et d’échange durant l’époque gallo-romaine. La localisation près d’une voie romaine majeure et la densité des structures suggèrent un rôle clé dans l’approvisionnement régional, notamment pour la cité antique de Corseul (Fanum Martis).