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Propriété de la commune ; propriété privée
Frise chronologique
Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
200
…
1800
1900
2000
Fin du Ier siècle
Développement du vicus
Développement du vicus Fin du Ier siècle (≈ 195)
Le vicus s'est développé et a prospéré jusqu'à la fin du IVe siècle.
1840
Découverte lors de travaux
Découverte lors de travaux 1840 (≈ 1840)
L'élargissement du chemin de halage a révélé des murs en petit appareil.
1846
Hypothèse d'un établissement thermal
Hypothèse d'un établissement thermal 1846 (≈ 1846)
Un observateur a décrit les vestiges visibles dans la coupe du chemin.
1884
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1884 (≈ 1884)
M. de Trémaudan a conduit des fouilles sur le site.
Début du XIXe siècle
Premières observations archéologiques
Premières observations archéologiques Début du XIXe siècle (≈ 1904)
Des structures maçonnées conservées sous des talus étaient encore visibles.
1975
Reprise des investigations
Reprise des investigations 1975 (≈ 1975)
Des prospections aériennes ont révélé le plan partiel d'un bâtiment et de deux temples.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Site gallo-romain en totalité, soit les vestiges plus le terrain (sol et sous-sol) sur lequel ils sont situés, à savoir l'ensemble de la parcelle D 647, plus les parcelles D 1485 et 1487 sur une largeur de 100 mètres à partir du chemin de halage : inscription par arrêté du 14 mars 2000
Personnages clés
M. de Trémaudan
Archéologue ayant conduit des fouilles en 1884.
Loïc Langouët
Responsable des prospections aériennes à partir de 1975.
Origine et histoire du site gallo-romain
Le site gallo-romain des Boissières, situé près de la voie Corseul-Avranche, regroupe onze implantations archéologiques. Le secteur de Boissières comprend un ensemble de constructions de type entrepôts, probablement liées au commerce, et un grand bâtiment à façade monumentale de 96 mètres de long pour 46 mètres de large. Ces aménagements correspondent vraisemblablement à une petite agglomération gallo-romaine (vicus). Les premières observations remontent au début du XIXe siècle : des structures maçonnées conservées sous des talus étaient encore visibles au nord de la parcelle. L'élargissement du chemin de halage en 1840 détruisit des murs en petit appareil. En 1846, un observateur décrivit dans la presse les vestiges visibles dans la coupe du chemin et émit l'hypothèse d'un établissement thermal. En 1884, M. de Trémaudan conduisit des fouilles. À partir de 1975, les investigations reprirent et une prospection aérienne menée par Loic Langouet révéla le plan partiel d'un bâtiment bordant la rivière ainsi que deux autres structures gallo-romaines de part et d'autre, comprenant deux temples. L'occupation dense des rives de la Rance confirme la présence d'un vicus, qui s'est développé de la fin du Ier à la fin du IVe siècle et dont la vocation paraît essentiellement commerciale et portuaire, liée à l'approvisionnement de Corseul par la Rance.