Frise chronologique
milieu du Ier siècle apr. J.-C.
Construction du temple
Construction du temple
milieu du Ier siècle apr. J.-C. (≈ 150)
Sanctuaire poliade des Coriosolites édifié.
fin du IIIe siècle apr. J.-C.
Incendie du temple
Incendie du temple
fin du IIIe siècle apr. J.-C. (≈ 395)
Destruction liée aux invasions ou Bagaude.
1840
Classement du temple
Classement du temple
1840 (≈ 1840)
Première protection monument historique.
1869
Fouilles d'Émile Fornier
Fouilles d'Émile Fornier
1869 (≈ 1869)
Plan du site établi et confirmé.
1997
Classement du site gallo-romain
Classement du site gallo-romain
1997 (≈ 1997)
Protection étendue aux vestiges enfouis.
2006
Réhabilitation des vestiges
Réhabilitation des vestiges
2006 (≈ 2006)
Travaux de mise en valeur archéologique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines romaines dites Temple de Mars : classement par liste de 1840 Site gallo-romain, comprenant les vestiges archéologiques enfouis et en élévation (à l'exception de ceux classés en 1840 sous la désignation "Temple de Mars à Corseul") et parcelles YC 42 à 44 et 106 les contenant ainsi que la ferme du XVIe siècle jouxtant le mur sud du sanctuaire antique : classement par arrêté du 24 février 1997
Personnages clés
| Émile Fornier - Archéologue |
A fouillé et cartographié le site en 1869. |
| Siméon Garangeau - Ingénieur militaire |
A décrit le site en 1709 pour l’Académie royale. |
| Yann Bernard et Gaétan Le Cloirec - Spécialistes 3D |
Reconstitution numérique du temple en 2016. |
Origine et histoire
Le temple dit « de Mars » est un sanctuaire gallo-romain situé à Corseul, dans les Côtes-d'Armor. Construit vers le milieu du Ier siècle apr. J.-C., il s'étend sur plus d'un hectare, avec une cella octogonale et une cour entourée d'une galerie. Ses dimensions (90 m sur 80) et sa hauteur de 22,5 m en font la ruine romaine la plus haute de l’Ouest de la France. Bien que son attribution au culte de Mars ne repose sur aucun élément décisif, il fut utilisé jusqu'à la fin du IIIe siècle, avant d'être incendié après 270, probablement en raison des invasions barbares ou des révoltes locales (Bagaude).
La ferme du Haut-Bécherel, construite au XVIe siècle à l'angle nord-ouest du site, s’appuie sur les fondations de la galerie sud du sanctuaire. Ses murs, en moellons de granit et de schiste, intègrent des pierres de remploi issues des ruines romaines. Jusqu’au XXe siècle, elle comptait cinq bâtiments, aujourd’hui détruits, reflétant l’évolution des espaces agricoles. Le logis, l’étable et le grenier étaient réunis sous un même toit, avec des modifications architecturales aux XIXe et XXe siècles.
Le site a fait l’objet de fouilles dès le XIXe siècle, notamment par Émile Fornier en 1869, dont le plan a été confirmé par des prospections récentes. Classé monument historique en 1840 pour le temple et en 1997 pour l’ensemble gallo-romain, il a bénéficié de réhabilitations en 2006. Une reconstitution 3D réalisée en 2016 permet de visualiser son état originel. Le sanctuaire, poliade de la civitas des Coriosolites, illustre l’importance cultuelle et politique de Corseul dans la Gaule romaine.
Les vestiges archéologiques, incluant des éléments enfouis et la ferme du XVIe siècle, sont aujourd’hui protégés. Le site, propriété de la commune, offre un témoignage exceptionnel de la transition entre l’Antiquité et l’époque moderne, avec des réutilisations de matériaux romains dans les constructions médiévales et modernes. Les destructions du IIIe siècle, liées aux crises de l’Empire romain, marquent un tournant dans son histoire.
Conditions de visite
Conditions de visite : Ouvert toute l'année
Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site officiel ci-dessus.