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Site archéologique gallo-romain (également sur commune de Vallangoujard) à Épiais-Rhus dans le Val-d'oise

Val-doise

Site archéologique gallo-romain (également sur commune de Vallangoujard)

    D64
    95810 Épiais-Rhus

Frise chronologique

Antiquité
Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
100
200
300
400
1900
2000
Ier siècle (première moitié)
Construction du premier état
Fin IIe/début IIIe siècle
Abandon du monument
1977
Confirmation de l'édifice
25 mars 1983
Classement Monument Historique
1993
Ré-enfouissement des vestiges
2019
Reprise des études
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les parcelles ZK 28, 30 et 32, lieuxdits Les Terres Noires et Le Chemin de Pontoise (commune d'Epiais-Rhus) et Y 84, lieudit La Vallée de Cresnes (commune de Vallangoujard) : classement par arrêté du 25 mars 1983

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé

Origine et histoire

Le théâtre gallo-romain d'Épiais-Rhus est un édifice de spectacle antique situé à la limite des communes d’Épiais-Rhus et de Vallangoujard, dans le Val-d’Oise (Île-de-France). Sa typologie exacte reste indéterminée en raison de fouilles partielles : il pourrait s’agir d’un théâtre, d’un amphithéâtre mixte ou d’une structure originale. Fonctionnel entre le Ier siècle (première moitié) et la fin du IIe/début IIIe siècle, il a connu au moins deux phases de construction, avec une reconstruction intermédiaire non datée. Le site, inscrit aux monuments historiques en 1983, appartient à une agglomération secondaire gallo-romaine préexistante à la conquête romaine, incluant des temples, des thermes et un forum.

Le théâtre est implanté sur le rebord occidental de la vallée de Cresnes, à la frontière des territoires des Véliocasses, Silvanectes, Parisiens et Bellovaques. Ses vestiges, très fragmentaires, révèlent un mur courbe au nord (avec une entrée) et un mur sud en segments droits, suggérant deux états successifs. Le diamètre du monument passerait de 74 m (premier état) à 59 m après reconstruction. Une douzaine de rangées de gradins, en blocs de grand appareil, porte des inscriptions mêlant noms gaulois et romains, indiquant des remplois ou des phases distinctes. Aucune structure scénique n’a été identifiée, peut-être en raison de sondages incomplets ou d’un dispositif sommaire, courant en Gaule romaine.

Découvert en 1977 après des suspicions dès les années 1970, le site a fait l’objet de fouilles jusqu’en 1980, interrompues par l’acquisition partielle du terrain par le département pour sa préservation. Entre 1986 et 1990, des travaux de consolidation ont été menés, mais les vestiges, laissés à l’air libre, ont subi des dégradations et vandalismes en 1993, conduisant à leur ré-enfouissement pour les protéger. Les études ont repris en 2019, combinant réexamen des archives, prospections aériennes et inventaire du mobilier archéologique déjà recueilli. Le site reste partiellement inaccessible, mais des précautions ont été prises pour permettre de futures recherches.

Les parcelles protégées (classées en 1983) couvrent les lieux-dits Les Terres Noires, Le Chemin de Pontoise (Épiais-Rhus) et La Vallée de Cresnes (Vallangoujard). Le mobilier archéologique, compatible avec la fourchette de datation (Ier–IIIe siècle), inclut des blocs inscrits et des éléments architecturaux. L’absence de scène identifiable et la forme hybride des murs suggèrent une adaptation locale des modèles romains, typique des agglomérations secondaires gallo-romaines. Les inscriptions sur les gradins, bien que non contemporaines, témoignent d’une mixité culturelle entre traditions gauloises et influences romaines.

L’agglomération antique, fondée avant la conquête romaine, occupait un positionnement stratégique entre plusieurs peuples gaulois. Outre le théâtre, elle comprenait des thermes, des temples et une structure assimilable à un forum, indiquant un rôle économique et religieux régional. Le théâtre, situé en périphérie orientale du site, pourrait avoir servi de lieu de rassemblement communautaire, reflétant l’intégration progressive des élites locales dans le modèle urbain romain. Son abandon coïncide avec le déclin général des agglomérations secondaires en Gaule au IIIe siècle, marqué par des crises politiques et économiques dans l’Empire.

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