Frise chronologique
1614
Création du crucifix
Création du crucifix
1614 (≈ 1614)
Crucifix installé sur la source originelle.
1761-1762
Construction des Arcades
Construction des Arcades
1761-1762 (≈ 1762)
Édification par Stanislas pour ses petites-filles.
5 juillet 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
5 juillet 1926 (≈ 1926)
Protection de la source et ses éléments.
années 1930
Redirection des eaux
Redirection des eaux
années 1930 (≈ 1930)
Eaux captées vers le Bain national.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fontaine dite Source du Crucifix, y compris la grille, le crucifix et les trois plaques avec inscription, sise au rez-de-chaussée du bâtiment des Arcades : inscription par arrêté du 5 juillet 1926
Personnages clés
| Stanislas (duc de Lorraine) - Commanditaire |
Ordonna la construction des Arcades. |
| Jean-Louis Deklier Dellile - Architecte |
Conçut la maison des Arcades. |
| Claude Mique - Entrepreneur |
Réalisa les travaux de construction. |
| André Gillot - Ferronnier d'art |
Auteur des grilles et balcons. |
| Henri II (duc de Lorraine) - Figure historique liée |
Associé au crucifix de 1614. |
Origine et histoire
La source du Crucifix est une fontaine thermale située au rez-de-chaussée de la maison des Arcades, un immeuble édifié en 1761-1762 à Plombières-les-Bains sur ordre du duc Stanislas de Lorraine. Ce bâtiment, conçu par l'architecte Jean-Louis Deklier Dellile et l'entrepreneur Claude Mique, fut réalisé pour embellir la ville et offrir un lieu d'agrément aux petites-filles de Louis XV, Adélaïde et Victoire. La source, initialement appelée Bain du Chêne, existait depuis le XVIIe siècle avec un crucifix daté de 1614, époque du passage du duc Henri II. Elle fut transformée en buvette et intégrée aux arcades en 1762, protégée par une grille en fer forgé.
La maison des Arcades, d'architecture classique, présente une façade en grès vosgien avec dix arcades surmontées de médaillons et un balcon à ferronnerie d'art. Les ferronneries, dont celles de la grille de la source, sont attribuées à André Gillot, élève de Jean Lamour, célèbre pour ses travaux à Nancy. L'écusson aux armes de Stanislas orne la façade, rappelant son rôle de commanditaire. La source, composée de trois fontaines, servait autrefois de buvette pour les eaux minérales, aujourd'hui inaccessibles directement.
La rue Stanislas, où se trouve le monument, fut modernisée après l'inondation de 1770 qui dévaste la ville. Louis XV ordonna alors la construction d'un Bain tempéré et de nouvelles maisons, transformant l'ancienne Grande Rue en une artère moderne. La source du Crucifix, classée monument historique en 1926, témoigne de cette période d'embellissement urbain liée à l'importance thermale de Plombières-les-Bains. Les eaux, autrefois accessibles via les fontaines, sont désormais captées vers le Bain national depuis les années 1930.