Première mention écrite 1292 (≈ 1292)
Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem cité pour la première fois.
XVIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVIe siècle (≈ 1650)
Caves conservées sous le corps principal.
1743 (?)
Remaniements majeurs
Remaniements majeurs 1743 (?) (≈ 1743)
Aile gauche et décor intérieur modifiés.
1793
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1793 (≈ 1793)
Bâtiment et chapelle vendus pendant la Révolution.
1803
Destruction de la chapelle
Destruction de la chapelle 1803 (≈ 1803)
Modification de l’aile gauche et ajout du portail.
1823
Rachat par le département
Rachat par le département 1823 (≈ 1823)
Installation de la sous-préfecture.
1859
Transformation intérieure
Transformation intérieure 1859 (≈ 1859)
Redistribution des espaces intérieurs.
1865
Modification de la façade
Modification de la façade 1865 (≈ 1865)
Toiture et élévation retravaillées (date portée).
19 janvier 2000
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 19 janvier 2000 (≈ 2000)
Protection du portail, façades et salles de réception.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Commandeur d’Hénin Liétard - Commandeur de la commanderie
Initiateur des remaniements du XVIIIe siècle.
Mathey - Architecte
Intervint dans les transformations (rôle non précisé).
Origine et histoire de la Sous-préfecture
La sous-préfecture de Neufchâteau trouve ses origines dans l’une des plus anciennes fondations hospitalières de la ville, mentionnée pour la première fois en 1292 sous le nom d’Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem ou hôtel de Malte. Ce bâtiment, propriété de la commanderie de templiers de Robécourt, fut partiellement reconstruit au XVIe siècle, comme en attestent les caves conservées sous le corps principal. À cette époque, il servait d’établissement hospitalier et religieux, lié à l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.
Au XVIIIe siècle, l’édifice subit d’importants remaniements sous l’impulsion du commandeur d’Hénin Liétard, notamment l’aile gauche et son décor intérieur, datant probablement de 1743. La Révolution française marqua un tournant : le bâtiment et sa chapelle, dite église Saint-Jean, furent vendus comme biens nationaux en 1793. La chapelle fut détruite en 1803, entraînant une modification de l’aile gauche et l’ajout du portail actuel. L’ensemble fut racheté par le département en 1823 pour y installer la sous-préfecture.
Des transformations majeures eurent lieu au XIXe siècle : la distribution intérieure fut modifiée à partir de 1859, tandis que l’élévation antérieure et la toiture du corps principal furent retravaillées en 1865, comme l’indique la date portée sur la lucarne centrale. Aujourd’hui, le monument conserve des éléments protégés, tels que le portail sur rue, les façades, les toitures des bâtiments sur rue et sur cour, ainsi que deux grandes salles de réception de l’aile ouest, inscrits depuis 2000.
L’architecte Mathey intervint dans certains travaux, bien que son rôle exact ne soit pas détaillé dans les sources. Le bâtiment illustre ainsi plusieurs siècles d’histoire, mêlant héritage hospitalier médiéval, transformations architecturales des Temps modernes, et adaptations administratives contemporaines.