Frise chronologique
1356
Prise du château par les Anglais
Prise du château par les Anglais
1356 (≈ 1356)
Château capturé pendant la guerre de Cent Ans.
vers 1450
Construction initiale pour Jean d'Angoulême
Construction initiale pour Jean d'Angoulême
vers 1450 (≈ 1450)
Corps de logis et trois tours édifiés.
vers 1510
Agrandissement du château
Agrandissement du château
vers 1510 (≈ 1510)
Modifications majeures sous Louise de Savoie.
début XVIe siècle
Transformation de la tour
Transformation de la tour
début XVIe siècle (≈ 1604)
Ajout de croisées et sculptures ornées.
XIXe siècle
Construction des bâtiments administratifs
Construction des bâtiments administratifs
XIXe siècle (≈ 1865)
Sous-préfecture, prison et gendarmerie ajoutées.
12 octobre 1932
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
12 octobre 1932 (≈ 1932)
Protection officielle de la tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour : classement par arrêté du 12 octobre 1932
Personnages clés
| Louise de Savoie - Mère de François Ier |
Reçut Anne de Bretagne au château. |
| Jean d'Angoulême - Commanditaire initial |
Fit édifier le château vers 1450. |
| Léonard de Vinci - Architecte projeté |
Projet d’agrandissement non réalisé. |
| Poupard - Architecte du XIXe siècle |
Restaura le palais de justice. |
Origine et histoire
La sous-préfecture de Romorantin-Lanthenay est le dernier vestige d’un château médiéval pris par les Anglais en 1356, puis partiellement reconstruit aux XVe et XVIe siècles. Ce site historique fut marqué par la présence de figures royales : Louise de Savoie, mère de François Ier, y accueillit Anne de Bretagne. La tour, élément central, fut transformée au début du XVIe siècle avec l’ajout d’une brèche pour des croisées ornées de sculptures, dont une grande coquille, des crochets et des fleurons. Le château fut initialement édifié vers 1450 pour Jean d’Angoulême, avant d’être agrandi vers 1510.
Un projet d’agrandissement par Léonard de Vinci, envisagé au début du XVIe siècle, ne fut jamais exécuté. Après la Révolution, le site devint un palais de justice, puis fut complété au XIXe siècle par des bâtiments abritant la sous-préfecture, une prison et une gendarmerie. Ces constructions, de style néo-Renaissance, furent restaurées dans la seconde moitié du XIXe siècle par l’architecte Poupard. En 1970, la sous-préfecture fut agrandie après la démolition de la prison et de la gendarmerie, tandis que la chapelle et les communs disparurent.
La tour, classée Monument Historique par arrêté du 12 octobre 1932, reste le seul élément protégé du site. Aujourd’hui, le bâtiment appartient au département de Loir-et-Cher et conserve des traces architecturales de ses multiples transformations, reflétant son évolution depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine.