Frise chronologique
1900
Ouverture de la première ligne de métro
Ouverture de la première ligne de métro
1900 (≈ 1900)
Début de l’alimentation électrique nécessaire.
1911
Construction de la sous-station
Construction de la sous-station
1911 (≈ 1911)
Œuvre de Paul Friesé pour la CMP.
1967-1971
Modification de la façade
Modification de la façade
1967-1971 (≈ 1969)
Percement de fenêtres rue de la Cerisaie.
1992
Classement monument historique
Classement monument historique
1992 (≈ 1992)
Protection du patrimoine industriel.
2024-2025
Reconversion en espaces événementiels
Reconversion en espaces événementiels
2024-2025 (≈ 2025)
Travaux dans les étages supérieurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Paul Friesé - Architecte |
Concepteur de la sous-station en 1911. |
Origine et histoire
La sous-station Bastille est un immeuble industriel situé dans le 4e arrondissement de Paris, à l’angle du boulevard Bourdon, de la rue de l’Arsenal et de la rue de la Cerisaie. Conçue pour convertir le courant électrique destiné au métro parisien, elle se distingue par une façade en brique beige masquant une structure métallique, avec une arche monumentale et des tourelles d’angle évoquant le style néo-roman. Son architecte, Paul Friesé, s’inspire ici de l’architecture germanique en vogue au début du XXe siècle, tempérant la rigueur des lignes par des détails arrondis.
Construite en 1911 par la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris, la sous-station abritait initialement quatre commutatrices transformant le courant alternatif haute tension en courant continu basse tension. Ces machines, essentielles depuis l’ouverture de la première ligne de métro en 1900, ont alimenté le réseau pendant un demi-siècle. Entre 1967 et 1971, des fenêtres sont percées sur la rue de la Cerisaie, modifiant partiellement son apparence.
Classée monument historique en 1992, la sous-station conserve aujourd’hui une fonction partielle pour les lignes 1 et 5 du métro, tout en préparant une reconversion de ses étages supérieurs en espaces événementiels (2024-2025). Son architecture, à la fois utilitaire et stylisée, témoigne de l’importance accordée à l’esthétique industrielle au début du XXe siècle, dans un quartier emblématique de Paris.
La sous-station Bastille s’inscrit dans un réseau de bâtiments similaires protégés, comme celles d’Auteuil, Opéra ou Temple. Ces infrastructures, autrefois vitales pour le fonctionnement du métro, illustrent l’évolution technologique et urbaine de Paris, entre héritage industriel et adaptation contemporaine.